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Pour guérir le cancer de l’enfant, soyons « Or du Commun »

Actualitésautres

le 14 Sep 2018

Si passionnante soit-elle – et si prenante -, la matière immobilière ne doit pas nous faire oublier des causes qui dépassent, de beaucoup, nos formidables horizons professionnels. C’est pourquoi Immoweek, comme le Cercle Pierres d’Or, se sont associés à la magnifique campagne « Or du Commun ». Lors des « Pierres d’Or 2018 », nous avons eu la joie de remettre un chèque de 60 000 euros, au nom des généreux donateurs du Cercle : ce combat doit continuer avec en ligne de mire la disparition du cancer de l’enfant à la fin du XXIème siècle. Il était donc logique de laisser, cette semaine, la parole à Fréderic Lemos qui dresse, avec talent –et passion !-, un premier bilan d’une année riche et fertile en action et en perspectives positives. Et de rappeler que l’on peut faire, très facilement, un don sur le site guerirlecancerdelenfant.fr

 » La campagne « Guérir le cancer de l’enfant au 21ème siècle » a été lancée en septembre 2017 et s’est principalement matérialisée par l’affichage « géant » de Noé sur la Tour Montparnasse. C’était le départ d’une aventure de 4 années pendant lesquelles, en me confiant la présidence du comité de campagne de ce programme inédit, Gustave Roussy me confiait aussi la lourde charge de récolter 10 millions d’euros en 4 ans ! C’est-à-dire bien plus que ce qui n’a jamais été réuni ici ou ailleurs contre une maladie qui, bien qu’elle concerne la grande majorité des familles, n’a manifestement jamais réussi à nous effrayer pour nos enfants. Et pourtant rien qu’en France, c’est 2 500 cas par an, 500 décès directs et plus d’un millier de vies avec des séquelles irréversibles à cause des traitements. Outre notre histoire personnelle, mon épouse et moi nous sommes dits que s’il y avait bien un secteur d’activité où 10 millions d’euros, ça ne paraît pas insurmontable, c’est bien l’immobilier ! Et nous voilà partis : 1 million annoncé le 14 septembre 2017 lors du cocktail de lancement officiel de la campagne, un deuxième bouclé à fin septembre 2017, 3,5 millions en décembre et …les 20 ans des « Pierres d’Or » en février 2108 ! Là, à l’occasion d’une soirée qui pour moi restera inoubliable, un chèque de 60 k€ remis par l’équipe d’Immoweek et la candidature « en live » du Président Sarkozy pour devenir parrain de la campagne ! Quelques jours après, un gala de charité à l’occasion duquel une vente aux enchères #OrduCommun  est animée par Maïtena Biraben sous le marteau de Matthieu Lamoure et Arnaud Oliveux (Artcurial) et c’est un autre million d’euros de lots vendus dans la soirée. Là encore, l’immobilier était bien représenté avec Strategies and Corp, Foncia, Michelez et Associés, C et C notaires, Wargny et Katz, UGGC et LFPI dont les représentants sont partis avec plus de la moitié des lots : un concert privé de Vianney, deux bons de commande de la dernière Alpine, une journée avec Xavier Niel, un rôle de figuration dans une série télévisée… Les dons sont aussi venus du grand public, grâce à une forte exposition comme celui  de l’ancien siège de PSA avenue de la Grande Armée, appartenant à Gecina. Vous l’aurez compris, pour ce qui est de la collecte, avec plus de 5 millions collectés en moins d’un an, le succès est au rendez-vous.

Le 13 septembre à la Station F, premier anniversaire de la campagne « Guérir le cancer de l’enfant »

Pourtant, si l’argent est un des moyens d’atteindre notre seul but, la levée de fonds n’est pas le but en question. 500 enfants par an en France, 3 500 en Europe, bien plus au niveau mondial qui compte des pays où, comme chez nous il y a 35 ans, nous n’en sommes même pas à identifier la cause du décès, cela fait beaucoup de vies perdues. La solution est assez probablement en France. Sans sombrer dans les méandres de la médecine, domaine dans lequel je suis – aussi ! – bien incompétent, l’exception française existe bien en médecine et plus particulièrement en pédiatrie. Des bases de données représentées par des tissus biopsiés ont été créées en France depuis des années déjà. Aucun autre pays dans le monde ne le faisait il y a 5 ans encore, les seuls prélèvements se faisant à l’autopsie lorsqu’elle avait lieu. A présent, il faut créer de la recherche pour exploiter ce trésor et la France, Gustave Roussy en tête, dispose des principales caractéristiques permettant d’envisager que la solution viendra de cet institut : les compétences des médecins/chercheurs et l’exposition mondiale qui explique près de 50 000 patients chaque année. A l’occasion de la réunion du comité de campagne, des médecins et des chercheurs le 10 septembre dernier, il a été mis en évidence que le temps gagné sur la collecte a été grandement transformé en temps gagné sur le planning du programme de recherche avec des recrutements et des analyses (1 500 portraits moléculaires) qui se concrétisent, eux aussi, avec un an d’avance. A ce stade, il ne nous en fallait pas plus pour nous rendre fiers de ce qui a été accompli en un an et nombreux sont ceux d’entre vous qui y ont participé directement ou indirectement. Soyez-en remerciés.

Mais ne comptez pas sur nous pour mollir. Et je vous invite à en faire autant. Ce programme est une assurance-vie que nous contractons pour nos enfants et nos petits-enfants. Si nous ne faisons rien, nous verrons partir de nombreux Noé, plus ou moins proches de nos familles. En mobilisant nos moyens, de façon aujourd’hui indolore, pour la recherche, nous participons à ce que dans 5 ou 10 ans beaucoup de ces drames soient évités. En d’autres termes : le guérison du cancer de l’enfant, et si c’était grâce à vous ?

Pascal Bonnefille

Directeur de la publication

Édito
par Pascal Bonnefille

le 21/09/2018

Les bureaux : jamais plus « comme avant » !

Il ne se passe pas de jours où la découverte de nouveaux lieux, de nouveaux sièges sociaux ne démontrent une réalité qui s’est imposée. Nous ne pourrons plus concevoir les bureaux « comme avant ». Avant quoi d’ailleurs ? Avant la révolution du coworking, du flex (quel qu’en soit le degré), du « workwell » comme dirait la dynamisante Anne Schneegants dont les locaux sont inspirants.

Ce matin encore, visitant le «show-room » Vitra, à l’invitation d’Isabelle de Ponfilly, dont le professionnalisme et la disponibilité sont bien connus, il était évident, pour les participantes (j’étais le seul homme), que plus personne ne voulait de bureaux « comme autrefois ». Et que toutes les structures immobilières s’y prêtent à merveille. A l’origine, Vitra avait d’ailleurs choisi comme lieu de présentation, une ancienne usine. Aujourd’hui, c’est dans de l’haussmannien (superbement réhabilité par Groupama Immobilier – bravo Eric Donnet) que les meubles, et peut-être surtout les ambiances sont présentés. Et les stucs XIXème sont parfaitement cohérents avec le design le plus contemporain (on rêve face aux « grands classiques » du design, mais on admire beaucoup le travail des frères Bouirroulec).

C’est tout un symbole pour l’immobilier : la modernité peut être partout implantée et pas seulement à La Défense. Simplement, les usages ne peuvent, définitivement plus, être conçus de la même manière. Adieu aux salles de réunions inutilisées les trois quarts du temps, adieu aux entrées vides et inutiles, adieu aux bureaux des « chefs » qui comptaient leur pouvoir au nombre de fenêtres et/ou de lampes, de canapés… ou de téléphones. Et tout le monde est concerné ! Etant l’invité d’une grande structure publique à Bordeaux, je rencontrais hier son responsable qui précisait que son premier geste avait été de ne plus occuper le vaste bureau (beaucoup de fenêtres !) de son prédécesseur et d’utiliser sa propre pièce de travail comme une salle de réunion, d’échanges (on allait dire de vie !). Il y a certainement des inconvénients à ces nouvelles formes de travail, mais mesurons-en les avantages. Et, même pour une petite PME comme la nôtre, le défi est enclenché. Dès l’année prochaine, nous concevrons « autrement » nos propres bureaux. Et certainement pas « comme avant » !

Portrait

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