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Canberra « se positionne sur le marché de niche des petites copropriétés »

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le 12 Mai 2015

Canberra est une société de promotion à taille humaine, fondée en 2014 par Caroline Courvoisier et Olivier Albert, tous deux précédemment en poste chez Novaxia. Son objectif : se positionner sur le marché des petites copropriétés de 10 à 30 logements, en Ile-de-France et en Côte d’Azur.

Canberra est une société de promotion à taille humaine, fondée en 2014 par Caroline Courvoisier et Olivier Albert, tous deux précédemment en poste chez Novaxia. Son objectif : se placer sur le marché des petites copropriétés de 10 à 30 logements, en Ile-de-France et en Côte d’Azur.

Immoweek : quelques mots sur le statut de la société ?
Caroline Courvoisier : Canberra a choisi un modèle de développement économique entrepreneurial, en misant sur la loi TEPA (la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat). La société a été financée par un cercle restreint d’investisseurs, soit moins de 150 personnes. L’objectif, pour 2015, s’élève à un million d’euros de collecte, ce qui permettra de financer l’activité de Canberra.

Par ailleurs, le financement de la construction des opérations s’effectue grâce à la pré-commercialisation des programmes, que nous ne lançons jamais en blanc. Notre taille de structure ne permet pas, pour l’instant, de prendre de tels risques. Néanmoins, nous ne sommes pas non plus contraints de lancer des programmes pour absorber les coûts.

Quel est le positionnement de la société et quelles sont les caractéristiques des programmes que vous lancez ?
Nous créons des programmes uniques, en collaboration avec des artisans. Chaque ensemble est proposé au détail et nous intégrons les métiers d’arts dans nos opérations. Nous ne sommes pas motivés par un volume de réalisation de programmes. Nous souhaitons que chaque opération qui sorte de terre soit unique et qu’elle réponde à des besoins. Ainsi, nous lançons, en moyenne, deux à trois programmes par an, d’une taille comprise entre 10 et 30 logements. Ils se situent en Ile-de-France ou dans les Alpes-Maritimes, des secteurs qu’Olivier Albert et moi connaissons bien.

Cette année, nous allons lancer un programme de 18 logements à Nice, développant 900 m2 au global. Il s’agit d’une petite copropriété dans le centre de la ville, composée de studios et de deux-pièces. Le coût des travaux de construction s’élève à 1,2 million d’euros (hors taxe) et la livraison doit intervenir au printemps 2017.

Quel objectif de développement pour Canberra ?
L’objectif est de faire grandir la société sur le segment des petites copropriétés, qui constitue un marché de niche. Ces dernières présentent moins de concurrence à l’achat. En effet, la faible ampleur des programmes ne permet pas aux grands promoteurs d’amortir les coûts et, de fait, ils n’entrent pas en concurrence. Nous sommes, en revanche, en compétition avec des acteurs locaux.

Comment envisagez-vous l’expansion de Canberra ?
Nous travaillons aujourd’hui en collaboration avec plusieurs professionnels experts en Ile-de-France et en Alpes-Maritimes, ce qui nous permet d’y être très présent. Nous songeons aujourd’hui à nous développer dans une troisième région, mais sans se précipiter. Il nous faudra nouer, au préalable, de solides relations avec des collaborateurs de confiance. Par ailleurs, nous envisageons de recruter une à deux personnes, dans la période de septembre à décembre, dans le cadre de prospection foncière.

Propos recueillis par Elliott Katane

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 20/07/2018

Patrick Braouezec, l’engagé

Certains élus sont tellement associés à « leur » pays d’élection qu’on ne les imagine guère vivre, agir ou travailler ailleurs.

Patrick Braouezec (merci de prononcer le nom « à la bretonne ») en est une magnifique illustration. Pensez donc : après avoir été 13 ans maire (sur tous les fronts) de Saint-Denis, député (dynamique) de Seine-Saint-Denis durant 19 ans, mais aussi incontournable président de Plaine Commune (la communauté d’agglomération, puis l’établissement public territorial) depuis 2005, celui que Luc Le Vaillant – autre breton… – appelait gentiment « un drôle de coco » dans un beau portrait de « Libération » en 1998, est un infatigable défenseur de « son » territoire. Et ses idées sont souvent intéressantes, novatrices ou tout simplement efficaces. Celui qui a tant plaidé pour le Stade de France expliquait ainsi en 2014 (au « Figaro Magazine » qui n’est pas son journal favori…) : « le football est le troisième lieu d’éducation ». Pas mal vu, non ? Présent dans tous les débats quand il s’agit de « son » département, il a été nommé vice-président du Conseil National des Villes au printemps.

Politique complexe (il a quitté le PCF en 2010, l’a rejoint à nouveau sept ans plus tard après avoir appelé à voter Emmanuel Macron… et s’en dire « déçu » après quelques mois), il conserve une ligne directrice claire : être le porte-parole d’une Seine-Saint-Denis difficile, attachante et pleine de projets.

Le voici maintenant nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, au siège laissé vacant par le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec (encore un Breton !). Il a donc damé le pion à un élu moins « consensuel » que lui : le président du conseil départemental des Yvelines Pierre Bédier. Même si le poste de président du conseil de surveillance de la SGP qu’il devrait obtenir lors de l’élection prévue pour début septembre, n’est pas le poste exécutif, nul doute que le bouillant Braouezec ne sera pas un président « de papier ». Et qu’il défendra – on peut lui faire confiance – les projets métropolitains (nombreux !) de son cher 93.

Portrait

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