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Bouygues Construction choisie pour réaliser « Chapelle International » à Paris 18ème

ActualitésBureaux

le 12 Mar 2018

Linkcity Ile-de-France conclut la vente de trois immeubles dans le futur quartier de « Chapelle International » (Paris 18ème), à des fonds conseillé par Blackstone, ainsi qu’à la RIVP et à ICF Habitat.

Cette signature marque le lancement des travaux dont Bouygues Bâtiment Ile-de-France est en charge pour un montant de 108 millions d’euros.

Dessiné par Arte Charpentier Architectes, Metra et Associés et Ignacio Prego Architectes, ce programme mixte se composera de deux immeubles de bureaux, « itWORKS! » (20 000 m2) et « itsWELL! » (14 000 m2), ainsi que de 314 logements, dont 73 logements sociaux à destination d’ICF Habitat La Sablière, ainsi qu’une résidence de 241 logements pour étudiants et jeunes chercheurs, gérée par la RIVP.

Le programme vise les certifications NF Bâtiments Tertiaires démarche HQE « Excellent », BREEAM « Very Good », WELL Building Standard Silver, Effinergie+, BiodiverCity, Habitat et Environnement profil A option performance.

Achèvement au premier trimestre 2020…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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