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Bureaux en régions : vers les 1,5 million de m2 en fin d’année, selon CBRE

ActualitésTerritoires

le 14 Sep 2017

Dans un point marché sur les principales places tertiaires en régions (à savoir Aix-en-Provence/Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Grenoble, Montpellier, Nice-Sophia, Rennes, Rouen et Toulouse), CBRE note une belle performance de la demande placée : 728 200 m2 ont ainsi été placés au 1er semestre. Et d’anticiper un atterrissage en fin d’année autour d’1,5 millions de m2 placés, le record de la décennie.

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Parmi les faits marquants du semestre, CBRE recense 20 transactions de plus de 5 000 m2 (qui représentent 26 % de la demande placée) et une part du neuf de 44,5 %. Les villes qui ont connu une augmentation de leur demande placée sont : Lille (95 300 m2 placés) ; Bordeaux (78 100 m2) ; Grenoble (72 500 m2) ; Aix/Marseille (71 100 m2) ; Rennes (61 000 m2) ; Montpellier (30 900 m2) et Rouen (19 000 m2). A l’inverse, les villes qui ont vu leur demande placée baisser : Lyon (109 300 m2) ; Toulouse (88 400 m2) ; Nantes (61 000 m2) ; Strasbourg (31 300 m2) et Nice-Sophia (20 300 m2).

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L’offre immédiate à la fin de la période reste contenue à la moyenne décennale de 1,8 million de m2, une constante depuis 2009. L’offre neuve a tendance à se résorber, le conseil observant, par ailleurs, un taux de vacance dans les grandes métropoles régionales en baisse générale. L’offre immédiate baisse à Lille, Strasbourg, Lyon, Grenoble, Nice-Sophia, Rouen, Nantes et Bordeaux et augmente à Rennes, Toulouse, Montpellier et Aix/Marseille. Plusieurs de ces villes voient leur stock d’offre neuve passer sous la barre des 10 % de l’offre disponible sur leur marché : Rennes, Toulouse, Montpellier, Strasbourg, Grenoble, Nice – Sophia.

Les loyers poursuivent, depuis 2015, leur croissance et atteignent, en moyenne pour du neuf ou restructuré, 220 euros (HT, HC) du mètre carré et, pour le « prime », 320 euros (HT, HC) du mètre carré.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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