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Altarea Cogedim : chiffre d’affaires en hausse de 19 % sur neuf mois

ActualitésFinance & Bourse

le 13 Nov 2017

Altarea Cogedim publie ses résultats du troisième trimestre 2017 : le chiffre d’affaires du groupe atteint, sur les neuf premiers mois de l’année, 1,314 milliard d’euros, soit une hausse de 19 %.

Pour la promotion, les résultats sont en hausse de 27,3 % (2 409 millions d’euros), avec 1 702 millions d’euros (+23,7 %) dans le logement et 707 millions d’euros (+36,8 %) dans le bureau.

Les revenus locatifs enregistrent une augmentation de 4,5 %, atteignant les 144,1 millions d’euros ; cette hausse est de 2,8 % à périmètre constant.
Le chiffre d’affaires consolidé s’élève à 1 314 millions d’euros, en augmentation de 19 %.

Avec un nouveau trimestre de forte croissance et d’importants succès dans tous nos métiers, Altarea Cogedim conforte son leadership en matière de développement immobilier urbain. Nous réussissons à capter des opportunités de croissance inédites grâce à notre modèle unique qui allie des savoir-faire de développement sur l’ensemble des gammes d’actifs et une allocation optimisée de notre bilan entre investissement et promotion.
Nous restons bien évidemment très attentifs à toute évolution du contexte économique ou fiscal et réitérons nos objectifs financiers, dont notamment un FFO 2017 supérieur ou égal à 16 euros par action.

Alain Taravella, président fondateur d’Altarea Cogedim

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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