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Le choix Immoweek : 2,4 millions d’euros pour un siège marseillais du PS

ActualitésBureaux

le 07 Mar 2018

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « deal », nous revenons sur une vente assez particulière, puisqu’elle concerne un local politique, celui du siège du Parti socialiste, dans le 6ème arrondissement de Marseille.  En effet, le Barreau de Marseille se prépare à racheter l’immeuble qui abritait depuis 36 ans la Fédération du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône. Prix de l’achat ? 2,4 millions d’euros. La preuve que la tendance est à l’arbitrage des sièges de partis politiques…

Le Barreau de Marseille faisait partie des trois meilleures offreurs (« qui se tenaient dans un mouchoir de poche ») parmi les neufs candidats qui avaient postulé lors d’un appel à candidature avec soumission cachetée. Les locaux de l’ordre des avocats sont déjà mitoyens, et leur projet a été préféré aux offres de deux promoteurs immobiliers.

Cet immeuble « de type marseillais », qui totalise 1 350 m2 sur 6 niveaux, « permettra au barreau de développer les services rendus aux justiciables – notamment l’accès au droit, la conciliation et la médiation – et ceux proposés aux avocats par le biais de formules de co-working, de formations nouvelles », a expliqué la bâtonnière de Marseille Geneviève Maillet. L’Ordre disposera ainsi de quatre immeubles mitoyens dans un périmètre situé entre le palais de justice et la préfecture.

Cette propriété du PS n’est pas la première cédée par le parti  : déjà en décembre 2017, le siège du PS, au 10, rue de Solférino, était adjugé à Apsys au terme d’un appel à candidatures, au prix de 45,55 millions d’euros net vendeur. Cet immeuble emblématique, développant 3 323 m2, avait fait l’objet d’un appel d’offres organisé par l’Etude Chevreux. Le PS restera dans les lieux jusqu’à l’automne 2018 avant que le groupe de Maurice Bansay ne le rénove pendant deux ans et n’y installe son siège social.

Le trésorier du PS, Jean-François Debat, avait expliqué que les déroutes électorales successives subies par le parti allaient faire passer son budget annuel de 28 millions à 8 millions d’euros, soit un manque à gagner de 100 millions d’euros sur cinq ans par rapport au précédent quinquennat.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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