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Le choix Immoweek : 300 millions d’euros pour un ensemble mixte à Mannheim

ActualitésCommerces

le 15 Fév 2017

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « deal », nous nous rendons outre-Rhin pour cette transaction importante réalisée par BMO Real Estate Partners à Mannheim, dans le Bade-Wurtemberg. En effet, l’asset manager a déboursé plus de 300 millions d’euros pour acquérir, auprès de Diringer & Scheidel, le « Stadtquartier Q6-Q7 », un ensemble mixte en plein centre-ville.

Le « Stadtquartier Q6-Q7 » est ouvert au public depuis septembre 2016 (326 000 visiteurs s’y sont précipités les premiers jours d’ouverture). Il développe un centre commercial de 60 000 m2, un hôtel quatre étoiles, des espaces de bureaux, un espace de soins et 85 logements.

BMO Real Estate Partners est spécialisé dans l’investissement immobilier et gère 7,5 milliards d’euros d’actifs dans le monde entier.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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