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Le choix Immoweek : Cushman & Wakefield analyse 123 marchés tertiaires européens

ActualitésBureaux

le 12 Mar 2018

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « chiffre », et enfin de parfaire vos connaissances avant que le Mipim ne démarre, nous reprenons l’indice Fair Value Index créé par Cushman & Wakefield, qui analyse 123 marchés de bureaux, commerces et entrepôts logistiques en Europe. Il en ressort que cet indice n’a jamais été aussi bas depuis 2006…

Le « Fair Value » – ou « juste valeur » – correspond à « une rémunération adéquate sur une période de détention de cinq ans, et au risque d’un investisseur lors de l’acquisition d’actifs immobiliers « prime » (…) Or, si le nombre de marchés à leur « juste valeur » est plus élevé au 4ème trimestre 2017 qu’au précédent, seuls 19 % des marchés couverts par l’indice sont considérés comme « sous-valorisés », tandis que 39 % des marchés logistiques sont considérés comme « sous-valorisés » et seuls deux d’entre eux sont vus comme « correctement valorisés ».

Ainsi, l' »European Fair Value Index » du 4ème trimestre 2017 correspond à l’indice au 1er trimestre… 2006.

Moscou reste en tête des marchés européens sous-valorisés, au 1er et 3ème rang pour les segments d’actifs de commerces et de bureaux. Budapest (commerce) arrive à la deuxième place, et Budapest (logistique) et Dublin (logistique) se classent dans le top cinq.

Les marchés de bureaux principaux, tels que Londres, Paris et Munich, sont classés comme correctement valorisés, avec leur rendement historique au niveau le plus bas, des prévisions de baisse limitée des rendements et de hausse modeste des loyers. L’Allemagne, le Benelux et les pays nordiques présentent quelques marchés sous-valorisés tandis que l’Europe centrale et orientale, ainsi que les régions périphériques de la zone Euro, marquent un équilibre entre marchés correctement valorisés et sous-valorisés.

Une occasion d’aller prendre le pouls de ces différents marchés : le Mipim, où ils seront (quasiment) tous représentés. Nous vous retrouvons dès demain, sur place, stand P-1.D23. « Meet you in Mipim » !

La forte croissance structurelle liée au e-commerce a accru les besoins en matière de livraison rapide, directement aux consommateurs, ce qui s’est concrètement traduit par une accélération de la demande d’entrepôts logistiques urbains. Cette tendance continue de soutenir l’attractivité du secteur logistique.
Globalement, l’Europe centrale et orientale et les régions périphériques de la zone euro présentent les marchés les plus sous-valorisés en Europe. La Russie se maintient en tête de l’indice, alors que les marchés retail et logistique de Budapest figurent désormais à la fois dans le top cinq - soutenus par la croissance constante de l’économie hongroise - la flambée des salaires et la consommation.

Mark Unsworth, responsable du département prévisions pour la région EMEA chez Cushman & Wakefield

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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