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Le choix Immoweek : Daniel Libeskind dessinera le 1er gratte-ciel (tout vert) de la Ville rose

ActualitésTerritoires

le 17 Mar 2017

Pour ce rendez-vous du « pro » post Mipim, nous retenons le nom de l’architecte qui dessinera Occitanie Tower (mélange anglais-français singulier…), le futur – et premier – gratte-ciel de la Ville rose : Daniel Libeskind.

Allié à l’agence toulousaine de Francis Cardete, Kardham, celui-ci imaginera en effet, pour le promoteur la Compagnie de Phalsbourg, la nouvelle vie du tri postal de Toulouse, opération comprise dans le projet d’intérêt majeur de la gare Matabiau, Toulouse Euro Sud Ouest. Ce programme, situé sur un site cédé par la SNCF, sera le second voulu par la société créée et présidée par Philippe Journo avec l’architecte après celui, tout aussi impressionnant, dévoilé il y a peu : « Iconic », à Nice. Nouvelle preuve qu’en régions, l’audace architecturale est possible…

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Occitanie Tower, tour de 40 étages et 150 mètres de hauteur, entièrement végétalisée, percera le ciel de Toulouse à horizon 2022. Elle développera 30 000 m2 et abritera 11 000 m2 de bureaux, entre 100 et 120 logements, un restaurant-bar panoramique ainsi qu’un hôtel Hilton, et 2 000 m2 de commerces. Cet ensemble accueillera également à son pied des locaux de la SNCF, ex propriétaire du lieu. Sur la forme, le choix est d’une tour volontairement sculptée, faite de « rubans » s’enroulant en spirale : ceux des façades en verre, les autres formés par les jardins verticaux parcourant les niveaux. Ce paysage vertical a été créé par Nicolas Gilsoul, architecte paysagiste. Le sommet aussi sera planté d’arbres, idée déjà mise en œuvre par Daniel Libesking pour les six tours « Reflections » construites à Singapour. « On s’est inspiré des platanes le long du canal du midi et les derniers étages seront accessibles au public », a souligné Philippe Journo lors de la présentation de la maquette au Mipim de Cannes
Toulouse, capitale française de l’aéronautique, a donc choisi ici de prendre différemment de la hauteur. Son maire (également président de Toulouse Métropole et d’Europalia), Jean-Luc Moudenc, se félicite du gigantesque chantier à venir : « Toulouse est la grande ville qui monte en France et pour cela, il fallait un symbole, un signe urbain fort. C’est un choix audacieux, en continuité avec l’environnement ».

La première estimation du coût de ce projet est de l’ordre de 130 millions euros.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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