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Le choix Immoweek : Google conclut un « deal » new-yorkais à 1,6 milliard d’euros

ActualitésBureaux

le 07 Fév 2018

Une transaction à 2 milliards de dollars (1,6 milliard d’euros), on n’en voit pas tous les jours. Encore plus quand il s’agit d’un immeuble emblématique de Manhattan. Et c’est carrément improbable qu’un géant comme Google soit partie intégrante du « deal » ! En effet, pour cette somme, Google a acheté, rapporte « The Real Deal »,  le « Chelsea Market », au 75 Ninth Avenue, dont il était déjà le locataire principal avec plus de 37 000 m2 occupés. Une bonne nouvelle pour l’immobilier new-yorkais que nous disséquons ici…

Issu de la réunion de l’usine de la National Biscuit Company (Nabisco, notamment créateur des biscuits Oreo) avec les immeubles voisins, le « Chelsea Market » occupe un pâté de maisons entier. En plus de Google et sa filiale YouTube, l’immeuble, qui propose plus de 110 000 m2 de bureaux et de centres commerciaux, compte parmi ses locataires Food Network et la Ligue majeure de baseball.

En 2011, Jamestown avait racheté les parts de ses partenaires Angelo, Gordon &Co, Belvedere Capital et Irwin Cowen pour 225 millions de dollars (182,4 millions d’euros), portant la valeur de l’actif à 800 millions de dollars. Irwin Cowen avait acheté « Chelsea Market » en 1997, pour seulement 10 millions de dollars (8,11 millions d’euros), profitant de la vente hypothéquée du bien. Jamestown avait suscité la polémique et les réactions négatives des riverains en proposant de construire six étages supplémentaires dans la partie ouest de « Chelsea Market ».

Google, qui a installé son siège new-yorkais dans la rue d’en face, au 111 Eighth Avenue, pourrait maintenir le statu quo sur son occupation de l’immeuble, presqu’entièrement loué et voisin de la très verte High Line. En effet, la Ligue majeure de baseball voit son bail courir jusqu’en 2022. Dans le quartier de Chelsea, Google avait déjà déboursé 1,77 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros) pour acheter son quartier général. Le géant d’Internet occupe également 22 300 m2 au 85 Tenth Avenue. En 2015, il avait également signé un bail pour 23 000 m2 sur le projet « SuperPier » RXR Realty and YoungWoo & Associates. Il prévoirait également de prendre 19 000 m2 au « Starett-Lehigh Building ».

En 2017, seul l’achat du 245 Park Avenue par HNA Group avait excédé la barre symbolique des 2 milliards à New York…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Jean-Baptiste Favier

le 18/10/2018

Le transport de demain sera connecté… à l’immobilier !

Les transports, ce nerf de la guerre dans la bataille à l’emplacement immobilier ! Il suffit de regarder les dossiers de presse de promoteurs vantant leurs projets, les plaquettes de commercialisateurs mettant en avant la desserte routière ou en transports en commun (et à ce jeu là, le plus de correspondances et d’interconnexions, le mieux !), pour se rendre compte de cette importance.

Premier exemple,  le projet du Grand Paris, dont les réflexions ont démarré par le Grand Paris Express (GPE). Et il a fallu attendre que les tracés soient gravés dans le marbre (on imagine le lobby intense des élus pour que le GPE passe dans leur commune) pour que le monde de l’immobilier commence à regarder de près les « bonnes opportunités ».

Les mégalopoles françaises (et même mondiales) prennent leur maillage de circulations très au sérieux et font face à de nombreux défis : de la desserte en transports en commun jusqu’aux solutions de lutte contre les stationnements gênants, en passant par l’aménagement des voies douces (sans créer de bouchons routiers). Le numérique a une part importante à jouer dans ces problématiques, que l’on prend en compte de plus en plus en amont, dans des proportions « macro » et qui reposent bien souvent sur les urbanistes.

Pour « aider » tous ces acteurs de la mobilité, la Smart Building Alliance (SBA) a mené plusieurs réflexions sur ce thème, via une étude restituée par la commission « stationnement et circulation dans la ville » de l’association. Avec moult chiffres et observations (avancées juridiques, progrès techniques…), la SBA vante – sans surprise ! – l’avantage de la « smart city ». Les véhicules deviennent de plus en plus communicants, entre eux et avec les infrastructures routières ; l’information des trafics (horaires, circulation…) et des stationnements se fait de plus en plus précis ; les véhicules propres gagnent en popularité ; l’idée même de propriété d’une voiture s’étiole au profit de l’auto partage…

La  Smart Building Alliance adapte ainsi sa démarche R2S (« Ready2Services »), initialement conçue pour le bâtiment connecté, aux infrastructures du territoire. « Ainsi, chaque service déployé pourra être une ressource pour le développement de nouveaux services dans tout champ de la ville intelligente. Avec la mobilité électrique, le véhicule n’est plus uniquement un vecteur de mobilité, mais également de smart grid. La mobilité électrique devient, de facto, le lien entre le smart building et la smart city ». Des exemples ? La SBA a imaginé quels services de demain s’offriront à l’usager, en se basant sur des expérimentations en cours dans de nombreuses villes (surtout franciliennes) : la vidéo-verbalisation (qui pose encore plusieurs défauts dans la pratique…), pour laquelle l’approche R2S conseille un choix de logiciels ouverts qui « permettront de développer de nouveaux services performants bénéficiant à la sécurité routière, aux commerces ou à la sûreté » ; le « smart parking » qui ouvre la porte à un interfaçage par application usager ou la meilleure intégration des véhicules à stationnement autonome ; ou encore une plate-forme d’information multimodale – ici à l’échelle d’un parc d’activités – qui recense TOUS les modes de transports et permet aux usagers de connaître, en temps réel, les options qui s’offrent à eux pour rejoindre (ou quitter) le parc.

Pour l’association, « l’éventail des services pour répondre aux enjeux et problématiques du stationnement et de la circulation en ville est large ». Et de donner trois conseils « pour bien appréhender les projets de mobilité intelligente à l’échelle d’un territoire » : une démarche globale, « avec une réflexion transverse et collaborative » ; centrée sur les usagers – cocréation, information, formation, sensibilisation… – et enfin, sans surprise, une architecture R2S, avec des infrastructures et « briques logicielles ou matérielles » interopérables, ouvertes et communicantes entre elles.

Portrait

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