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Le choix Immoweek : Icade et Gecina en négociations pour un « deal » à 55,5 millions d’euros

ActualitésBureaux

le 29 Nov 2017

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « deal », nous revenons sur cette transaction de taille qui s’annonce, la promesse de vente ayant déjà été signée : « Le Ponant D », au 19-25, rue Leblanc, dans le 15ème arrondissement de Paris, doit être acheté pour 55,5 millions d’euros (acte en mains) par Icade auprès de Gecina. La cession définitive doit avoir lieu avant la fin de l’année…

L’immeuble, d’une surface totale de près de 5 800 m2, est entièrement occupé par « un locataire de premier rang ». « Le Ponant » fut longtemps le siège de la Banque Fédérale des Banques Populaires, jusqu’en 2009.

Pour Icade, cette acquisition vient compléter un ensemble acquis en 2016 (près de 22 000 m2). Pour Gecina, la cession de cet immeuble, provenant du patrimoine d’Eurosic, « dans des conditions conformes aux exigences du groupe, s’inscrit dans le cadre du plan de cession annoncé lors de l’acquisition d’Eurosic »…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 19/10/2018

Lucy, vous connaissez ?

On s’autorise ici rarement le droit de parler d’autres sujets que d’immobilier, ou de thèmes connexes à ce qui est notre matière favorite. On se permettra aujourd’hui une exception à cette règle (d’or) en évoquant un ouvrage passionnant, signé par une grande scientifique française, dans une collection prestigieuse : il s’agit de « Sur les pas de Lucy » (sous-titré expéditions en Ethiopie) et signé de Raymonde Bonnefille (Editions Odile Jacob). Autant l’avouer tout de suite : oui, il y a lien de parenté avec votre serviteur puisque l’auteure est sa cousine.

Mais cela ne suffirait pas car, battons notre coulpe sans tarder, l’anthropologie, la géologie, la palynologie (la discipline de notre savante – soit l’étude des pollens), ne sont pas nos matières favorites. Et, pour tout dire, à part quelques interventions fascinantes d’Yves Coppens (le préfacier de l’ouvrage qui dit son « admiration et son affection » à l’auteure), ces sujets sont restés très loin de nos préoccupations. Et peut-être des vôtres. Mais n’ayez crainte : vous ne tomberez nullement dans un grimoire pour spécialistes où chaque mot mérite un décodage. Ici, nous suivons les pas d’une des très rares femmes (les photos illustrant le livre le montrent bien) à avoir participé aux expéditions archéologiques et paléontologiques en Ethiopie dans les années 1970.

Tout l’intérêt de ce témoignage est de nous permettre de vivre de l’intérieur cette aventure scientifique qui aboutit à la découverte de la plus célèbre australopithèque, Lucy, jeune femme qui a plus de 3 millions d’années… On découvre donc avec intérêt la vie quotidienne sur un chantier de prospection, dans un milieu qui n’est pas toujours facile (serpents, hyènes et quelques millions d’insectes font partie du paysage) mais aussi le (difficile) travail de terrain avec les équipes scientifiques française et américaine, les rapports humains parfois complexes. Pourquoi ce récit est-il attachant ? Parce qu’il s’agit d’une aventure personnelle, menée par une jeune femme que rien ne destinait, dans sa Haute-Loire natale, à découvrir de tels horizons et de participer à de telles aventures.

En lisant Raymonde Bonnefille, on se rappelle ce mot de Chamfort, adapté par le général de Gaulle : « les passionnés ont vécu, les raisonnables ont duré ». Et le général concluait « comme nous avons été passionnés, comme nous avons été raisonnables ». Découvrir cette belle vie, associée à ces expéditions qui contribuèrent de façon si remarquable à la connaissance des origines de l’Homme, c’est aussi rendre hommage à la volonté et au courage d’une scientifique française de haut vol, à sa passion, à sa raison. Un parcours, plein d’enseignements pour tous et toutes.

Portrait

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