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Le choix Immoweek : Nathalie Palladitcheff, à la tête d’Ivanhoé Cambridge

ActualitésBureaux

le 09 Mar 2018

S’il est un pro à retenir cette semaine pour notre rendez-vous du vendredi, c’est bien Nathalie Palladitcheff, dorénavant présidente d’Ivanhoé Cambridge. Le géant québécois revendique un fort appétit pour l’immobilier, à l’échelle mondiale, et compte sur les talents et compétences de cette financière hors pair pour déployer les capitaux de la caisse de placement du Québec.

Dans ses nouvelles fonctions, Nathalie Palladitcheff est chargée « de développer et d’assurer l’exécution de la stratégie globale de l’entreprise et de voir à l’alignement de l’ensemble des activités d’investissement et fonctionnelles. Elle dirige le processus de planification stratégique, veille à ce que la construction du portefeuille soit effectuée de façon optimale et équilibrée dans l’allocation d’actifs et le rapport rendement-risque. Elle est aussi responsable des activités de recherche spécialisée et elle guide les unités d’affaires en matière d’identification d’opportunités d’investissement dans différents secteurs, géographies et produits. Elle supervise également l’ensemble des activités liées aux finances de la société : comptabilité corporative et d’exploitation, trésorerie, financement, évaluation des propriétés et fiscalité. Elle chapeaute aussi les équipes des ressources humaines, des affaires juridiques et des technologies de l’information, et est responsable de la mise en œuvre des meilleures pratiques et tendances technologiques ». Tout un programme ! Immoweek a pu interviewer cette « pro » aux multiples facettes.

Quelle ambition pour Ivanhoé Cambridge dans le monde ? Quels types d’actifs vous intéressent dans chaque pays dans lesquels Ivanhoé Cambridge est présent ?
Nous visons une croissance importante de nos actifs au cours des trois prochaines années. Cependant, le marché mondial est de plus en plus complexe et ne manque pas de défis : les liquidités sont à des niveaux jamais vus, la concurrence est de plus en plus forte et sophistiquée alors que nous sommes probablement à un tournant du cycle pour notre industrie.
Pour nous distinguer, nous devons faire encore mieux ce que nous faisons déjà très bien : choisir les meilleures villes, avec les meilleurs partenaires pour des actifs de grandes qualité. Pour répondre aux attentes de rendement de nos actionnaires, nous devrons plus que jamais miser sur nos expertises internes en développement de projets, en gestion immobilière, en location et en gestion d’actifs.

« 85 Broad Street », à New York. Acquis en JV avec Callahan Capital Properties pour 650 M$

« 85 Broad Street », à New York, acquis avec Callahan Capital Properties pour 650 M$. +d’infos en cliquant sur la photo

Nos grandes orientations pour l’avenir sont le développement ainsi que la logistique et l’industriel. Nous visons une croissance plus accentuée en Europe et également en Asie Pacifique et en Amérique Latine. Au Royaume-Uni, nous ciblons surtout une croissance du résidentiel dans la grande région londonienne et en logistique à Sheffield, Manchester et Liverpool.

Quelles spécificités pour le marché français ?
En France, nous portons bien sûr une attention particulière a la réalisation du magnifique et emblématique projet « Duo » (lauréat aux « Pierres d’Or 2018 » dans la catégorie « Programmes » ; lire son portrait sur cette page, ndlr). Nous sommes le premier actionnaire de Gecina dont nous soutenons la stratégie et demeurons à l’affût d’autres opportunités.

Le projet des tours « Duo » a été un succès sur tous les tableaux. Quid des surfaces vacantes ? Pourriez-vous développer d’autres projets de ce type à Paris ?

Perspective du projet "Duo"

Perspective du projet « Duo »

La tour « Duo 1 » est loué à 100 % pour les surfaces tertiaires. Pour « Duo 2 », (hôtel et restaurant-bar), aucune vacance à déplorer. Seuls des petits espaces commerciaux demeurent à louer, le pourcentage est négligeable.
Des projets comme « Duo », qui prennent 5 à 10 ans à planifier, sont rares. Nous sommes justement résolus à accroître ce business mondial avec Hines, qui est un partenaire stratégique important pour nous. Nous le faisons actuellement à Toronto et nous avons quelques projets avec eux dans le pipeline ailleurs dans le monde…

Vous avez récemment cédé une partie de votre participation dans Gecina et votre part est passé à 15,4 % du capital. Cela répond-t-il à une logique de désengagement ?
Nous sommes un investisseur fiduciaire de long terme et notre capital doit être dynamique. Nous demeurons le premier actionnaire de la société tout en participant à l’augmentation de son flottant. Nous continuons bien sûr d’appuyer la stratégie de Gecina.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 21/09/2018

Les bureaux : jamais plus « comme avant » !

Il ne se passe pas de jours où la découverte de nouveaux lieux, de nouveaux sièges sociaux ne démontrent une réalité qui s’est imposée. Nous ne pourrons plus concevoir les bureaux « comme avant ». Avant quoi d’ailleurs ? Avant la révolution du coworking, du flex (quel qu’en soit le degré), du « workwell » comme dirait la dynamisante Anne Schneegants dont les locaux sont inspirants.

Ce matin encore, visitant le «show-room » Vitra, à l’invitation d’Isabelle de Ponfilly, dont le professionnalisme et la disponibilité sont bien connus, il était évident, pour les participantes (j’étais le seul homme), que plus personne ne voulait de bureaux « comme autrefois ». Et que toutes les structures immobilières s’y prêtent à merveille. A l’origine, Vitra avait d’ailleurs choisi comme lieu de présentation, une ancienne usine. Aujourd’hui, c’est dans de l’haussmannien (superbement réhabilité par Groupama Immobilier – bravo Eric Donnet) que les meubles, et peut-être surtout les ambiances sont présentés. Et les stucs XIXème sont parfaitement cohérents avec le design le plus contemporain (on rêve face aux « grands classiques » du design, mais on admire beaucoup le travail des frères Bouirroulec).

C’est tout un symbole pour l’immobilier : la modernité peut être partout implantée et pas seulement à La Défense. Simplement, les usages ne peuvent, définitivement plus, être conçus de la même manière. Adieu aux salles de réunions inutilisées les trois quarts du temps, adieu aux entrées vides et inutiles, adieu aux bureaux des « chefs » qui comptaient leur pouvoir au nombre de fenêtres et/ou de lampes, de canapés… ou de téléphones. Et tout le monde est concerné ! Etant l’invité d’une grande structure publique à Bordeaux, je rencontrais hier son responsable qui précisait que son premier geste avait été de ne plus occuper le vaste bureau (beaucoup de fenêtres !) de son prédécesseur et d’utiliser sa propre pièce de travail comme une salle de réunion, d’échanges (on allait dire de vie !). Il y a certainement des inconvénients à ces nouvelles formes de travail, mais mesurons-en les avantages. Et, même pour une petite PME comme la nôtre, le défi est enclenché. Dès l’année prochaine, nous concevrons « autrement » nos propres bureaux. Et certainement pas « comme avant » !

Portrait

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