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Le choix Immoweek : le nouveau campus de Sciences Po à l’Artillerie

ActualitésBureaux

le 11 Jan 2018

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « + », nous nous intéressons à Sciences Po : l’école de la rue Saint-Guillaume se dote en effet d’un nouveau campus, et il s’agit d’une nouvelle antenne de taille. En effet, à la rentrée 2021, l’Institut d’Etudes Politiques installera son « Campus 2022 » dans l’hôtel de l’Artillerie, sur 14 000 m2 dans le 7ème arrondissement de Paris. Petit zoom sur ce nouveau cadre de luxe, construit par Sogelym Dixence d’après les plans de Wilmotte & Associés, Moreau Kusunoki et l’agence Sasaki.

Construit de 1682 à 1740, l’hôtel de l’Artillerie, situé place Saint Thomas d’Aquin, à proximité de Sciences Po, a d’abord été un monastère dominicain. La Révolution française affecte les lieux à la manufacture d’armes : le comité central d’artillerie s’y installe en 1795, puis accueille un musée, jusqu’au transfert de la collection à l’Hôtel des Invalides en 1871. C’est alors que cette annexe du ministère de la Défense est renommée hôtel de l’Artillerie. Classée au titre des monuments historiques en 1982, la bâtisse est acquise par Sciences Po en 2016, pour 93 millions d’euros.

Organisé autour de trois cours, de 4 900 m2 d’espaces extérieurs végétalisés, et d’une nouvelle bibliothèque de 1 000 m2, le site accueillera de nouveaux espaces de travail pour les étudiants, des espaces de convivialité tels qu’un amphithéâtre extérieur, un jardin, un incubateur, le studio de l’école de journalisme… Le tout dans des bâtiments en transparence, avec des lieux calmes et des espaces plus collaboratifs. Le campus sera certifié BREEAM et HQE dans des niveau « Excellent ». Outre Sogelym Dixence, promoteur, Wilmotte & Associés, Moreau Kusunoki et l’agence Sasaki, architectes, JLL est assistant à maîtrise d’ouvrage sur le projet.

Sciences Po va réorganiser son campus parisien autour de quatre grands sites, au lieu d’une vingtaine aujourd’hui : l’ensemble historique du 27, rue Saint-Guillaume/56, rue des Saints-Pères/30, rue Saint-Guillaume (reliés par un jardin) ; le 9, rue de la Chaise ; le 28, rue des Saints-Pères et l’ensemble Artillerie/13, rue de l’Université, réunis par une jonction nouvelle. Soit un ensemble de 22 000 m2 au total. Les travaux de l’hôtel de l’Artillerie coûteront finalement 190 millions d’euros, fournis par des économies réalisées sur les loyers, au mécénat et un emprunt garanti par la Ville de Paris.
Fin de la restructuration en 2021, à temps pour le 150ème anniversaire de l’établissement de la rue Saint-Guillaume…

Cette année 2018 constitue pour Sciences Po une date charnière, une étape clef dans la concrétisation de notre projet de développement "Campus 2022". Ce projet a pour ambition de transformer profondément et durablement notre institution, qui fêtera bientôt ses 150 ans. Grâce à l’Artillerie, Sciences Po dispose des moyens pour se réinventer, pour s’ancrer encore plus au cœur de notre ville, Paris, et pour y bâtir un campus urbain qui rayonne dans le monde entier. En proposant un campus ouvert, qui favorise l’échange et l’initiative, pérenne, tant par son approche environnementale que par la flexibilité des volumes offerts, et connecté à la ville, l’équipe lauréate a démontré une excellente compréhension du projet stratégique de Sciences Po.

Frédéric Mion, directeur de Sciences Po

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 20/07/2018

Patrick Braouezec, l’engagé

Certains élus sont tellement associés à « leur » pays d’élection qu’on ne les imagine guère vivre, agir ou travailler ailleurs.

Patrick Braouezec (merci de prononcer le nom « à la bretonne ») en est une magnifique illustration. Pensez donc : après avoir été 13 ans maire (sur tous les fronts) de Saint-Denis, député (dynamique) de Seine-Saint-Denis durant 19 ans, mais aussi incontournable président de Plaine Commune (la communauté d’agglomération, puis l’établissement public territorial) depuis 2005, celui que Luc Le Vaillant – autre breton… – appelait gentiment « un drôle de coco » dans un beau portrait de « Libération » en 1998, est un infatigable défenseur de « son » territoire. Et ses idées sont souvent intéressantes, novatrices ou tout simplement efficaces. Celui qui a tant plaidé pour le Stade de France expliquait ainsi en 2014 (au « Figaro Magazine » qui n’est pas son journal favori…) : « le football est le troisième lieu d’éducation ». Pas mal vu, non ? Présent dans tous les débats quand il s’agit de « son » département, il a été nommé vice-président du Conseil National des Villes au printemps.

Politique complexe (il a quitté le PCF en 2010, l’a rejoint à nouveau sept ans plus tard après avoir appelé à voter Emmanuel Macron… et s’en dire « déçu » après quelques mois), il conserve une ligne directrice claire : être le porte-parole d’une Seine-Saint-Denis difficile, attachante et pleine de projets.

Le voici maintenant nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, au siège laissé vacant par le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec (encore un Breton !). Il a donc damé le pion à un élu moins « consensuel » que lui : le président du conseil départemental des Yvelines Pierre Bédier. Même si le poste de président du conseil de surveillance de la SGP qu’il devrait obtenir lors de l’élection prévue pour début septembre, n’est pas le poste exécutif, nul doute que le bouillant Braouezec ne sera pas un président « de papier ». Et qu’il défendra – on peut lui faire confiance – les projets métropolitains (nombreux !) de son cher 93.

Portrait

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