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Le choix Immoweek : Patrick Ollier (Métropole du Grand Paris) ou « un président heureux »

ActualitésTerritoires

le 03 Nov 2017

Fidèle à notre présentation des quatre nommés aux « Trophées Logement & Territoires 2017 » (TLT), pour l’élection du « Professionnel de l’Année » dans le Rendez-vous du vendredi, attribué au « Pro », voici donc l’avant dernier portrait dans l’ordre alphabétique de nos candidats : celui de Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris.
Sera-t-il le lauréat 2017 aux TLT ? La réponse, le 15 novembre prochain, dans les Salons Hoche…

Sa plus récente actualité est celle d’avoir dévoilé les résultats de l’appel à projets « Inventons la Métropole du Grand Paris » qui a réuni (excusez du peu) près de 2 000 personnes au sein du Pavillon Baltard, à Nogent-sur-Marne. Avec, à ses côtés, la Maire de Paris et vice-présidente de la Métropole du Grand Paris Anne Hidalgo, mais aussi Michel Cadot, préfet de la Région Ile-de-France, préfet de Paris et Philippe Yvin, président du directoire de la Société du Grand Paris.

Ce concours qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, dont celle d’ »Immoweek », devrait générer 7,2 milliards d’euros d’investissements « privés », qui vont permettre aux 51 projets dévoilés d’employer plus de 65 000 personnes sur une durée projetée de 7 ans, selon le cabinet EY. Une fois les projets réalisés, ils permettront d’accueillir 53 900 emplois dans les 867 000 mètres carrés de nouveaux bâtiments d’activités et 30 000 habitants dans les 14 300 logements prévus. Un résultat que l’on peut qualifier d’exceptionnel lorsque l’on sait que la Métropole du Grand Paris n’existe que depuis… 22 mois !
Une seconde session d’« Inventons la Métropole » devrait être annoncée en mars prochain…

A 73 ans, cet homme, plus que jamais volontaire, enthousiaste et dynamique, avec des projets plein la tête, est (nous dit-on), « un président heureux »…

Résumer le parcours de Patrick Ollier n’est pas chose aisée, compte tenu de son implication politique. Qu’il nous pardonne de l’avoir fait, tout en ayant essayé de respecter le plus possible les grandes lignes de sa vie politique et professionnelle :

En 1962, Patrick Ollier est membre fondateur de l’Action Etudiante Gaulliste et, en 1965, de l’Union des Jeunes pour le Progrès (UJP).
En 1969, il devient chargé de mission au Cabinet de Jacques Baumel, puis est, jusqu’en 1973, appelé par Jacques Chaban-Delmas, puis Pierre Messmer.
En 1973, il devient conseiller technique auprès de Georges Gorse, puis, en 1974, conseiller technique auprès de Paul Dijoud.
En 1977, il devient maire-adjoint de Rueil, délégué à la jeunesse, aux sports et aux loisirs. Puis il est élu, en 1978, suppléant de Jacques Baumel député des Hauts-de-Seine.
De 1978 à 1981, il est conseiller technique auprès d’Alain Peyrefitte, Garde des Sceaux. Après les législatives de 1986, il devient conseiller politique de Jacques Chaban-Delmas, président de l’Assemblée Nationale.
En 1988, il devient député des Hautes-Alpes, puis maire de La Salle les Alpes-Serre Chevalier en 1989, et conseiller général de la Guisane en 1992. Il sera reconduit dans ses mandats jusqu’en 2001, date de son retour à Rueil-Malmaison.
En 1996, il fonde et devient le président de la Communauté de communes du Briançonnais.
En 2001, Patrick Ollier devient adjoint spécial délégué à la politique générale de la ville de Rueil et aux finances.
En 2002, il est élu député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine aux élections législatives de 2002, puis devient président de la Commission de la Production et des Échanges.
En 2004, il est élu maire de Rueil et, en 2007, président de l’Assemblée Nationale. En 2008, il est réélu maire de Rueil-Malmaison, avant d’être nommé par Nicolas Sarkozy au Gouvernement, en tant que ministre chargé des Relations avec le Parlement.
En 2012, il est réélu député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine. Il est président de l’Amicale Gaulliste des Députés.
En 2014, il est réélu maire de Rueil-Malmaison à 56,57 % et devient, en 2009, vice-président, puis président en 2015 de la Communauté d’agglomération du Mont Valérien. Il participe également aux travaux du syndicat de Paris Métropole, dont il devient le vice-président en 2012 et travaille activement dans l’union à la création de la Métropole du Grand Paris en janvier 2016.
Le 22 janvier 2016, il est élu président de la Métropole du Grand Paris.

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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