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Le choix Immoweek : « Pierres d’Or » – pour le Programme de l’année, le suspens est total

ActualitésBureaux

le 15 Déc 2017

Dans un combat à cinq, il est difficile de déterminer qui est le vainqueur. Mais quand il y a autant de poids lourds sur un même ring, cela devient carrément impossible ! En effet, cette année aux « Pierres d’Or », la catégorie « Programmes » compte des opérations plus prestigieuses les unes que les autres, qu’il s’agisse des tours Duo, « Kosmo », « The Link », de la tour Montparnasse ou du programme « Morland ». Pour mieux les connaître, ce choix s’impose… A présent que le vote est terminé, il faudra attendre le 31 janvier pour savoir lequel vos votes ont désigné…

Tours DUO d'Ivanhoé Cambridge : le permis de construire délivré par la mairie de Paris (Groupe CNW/Ivanhoé Cambridge)

Les tours Duo (Ivanhoé Cambridge)

2017 aura vu la première pelletée de terre de l’un des très gros chantiers de l’est parisien : 2021 verra l’inauguration de deux soeurs jumelles, dessinées par le Prix Pritzker Jean Nouvel, qui se dresseront de leurs 180 et 122 mètres de hauteur dans le ciel du 13ème arrondissement. Les tours Duo, projet phare des Québecois d’Ivanhoé Cambridge, a déjà vu ses quelques 90 000 m2 de bureaux loués dans leur intégralité par Natixis. Des commerces et un hôtel complèteront le projet piloté par la Semapa, le point d’orgue de la ZAC Paris-Rive Gauche.

"Kosmo" (Altarea Cogedim)

A Neuilly-sur-Seine (92), dans le 21ème arrondissement de Paris, les équipes d’Altarea Cogedim, sur des plans des Ateliers 2/3/4, mettent le point final, pour 2019, au duo qui sera son nouveau fleuron : « Kosmo Ville » et « Kosmo Seine » qui totaliseront 26 200 m2, dont 2 200 m2 de terrasses, délimitées par une rue intérieure. L’intégralité du programme restructuré sera occupé par la branche parfums de Christian Dior…

"The Link" (Groupama Immobilier)

Que serait une catégorie « Programmes » sans les chantiers actuels à La Défense ? Groupama Immobilier n’est pas en reste sur ce volet, puisque 2021 verra l’achèvement de deux tours, « The Link » qui totaliseront 120 000 m2 de surface utile. Sur des plans de Philippe Chiambaretta, elle sera, à son achèvement, la plus haute tour de France, avec 244 m2 de haut, détrônant la tour First qui détenait la palme depuis 2011. Juste à temps pour l’arrivée du RER E aux portes du quartier d’affaires ! Et aussi juste à temps pour Total, qui installera son siège sur l’intégralité du projet…

La tour Montparnasse (LFPI Reim)

Comment ne pas connaître l’autre Grande Dame de Paris ? La tour Montparnasse, qui domine le ciel du 14ème arrondissement depuis 1973, s’offre un sacré lifting signé Nouvelle AOM pour ses cinquante ans (en 2023) : la tour deviendra transparente, dotée d’une façade bioclimatique, d’une serre de 18 mètres de haut à son sommet, avec ses 40 000 m2 de vitrages sombres réutilisés en mobilier ou comme éléments de signalétique. LFPI Reim représente FLE, le principal copropriétaire de la tour, qui en détient 60 % avec la MGEN et AXA.

"Morland Mixité Capitale" (Emerige)

Le projet d’Emerige pour le 17, boulevard Morland (Paris 4ème) lui a valu de remporter l’appel d’offres « Réinventer Paris », et pour cause : « Morland Mixité Capitale » sait mettre la mixité au centre de son projet. Le plus étendu des projets de l’appel d’offres de 2016 (42 692 m2) comptera une auberge de jeunesse, un hôtel sous enseigne SO/Sofitel, une crèche, un marché alimentaire, un espace culturel, des espaces d’agriculture urbaine… David Chipperfield Architectes a su relever le pari, et on attend 2021 avec impatience pour découvrir ce projet !

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 23/04/2018

Très cher Brexit…

En hausse de 13 % à l’issue du premier trimestre, le dynamisme de la demande placée de bureaux en Ile-de-France pourrait bien se voir renforcée par les conséquences du Brexit. Enfin ne manqueront pas de dire certains, car on en parle depuis près d’un an maintenant !

A ce sujet, Gérard Mestrallet, président d’Engie, interrogé par « Le Figaro » le 17 avril dernier en tant que président de Paris Europlace (à l’occasion de la tenue du forum annuel de Paris Europlace organisé à New York), précise : « très vite après le référendum, HSBC a annoncé qu’elle prévoyait de transférer 1 000 emplois à Paris. Puis, depuis octobre dernier, Bank of America Merrill Lynch, 400 traders ; JP Morgan va augmenter ses effectifs de 25 % à Paris ; Morgan Stanley installe 300 personnes. Les grandes banques françaises ont annoncé le transfert de 1 000 personnes. Dans le domaine de la gestion d’actifs, Schroeder, mais également les gérants français, Clerville Asset Management, Eleva, Smart Lenders redéveloppent leurs équipes à Paris. L’assureur Chubb a décidé de faire de Paris son centre européen. Tout cela représente déjà 3 000 à 4 000 emplois directs, soit environ 15 000 à 20 000 emplois au total. Paris fait ainsi deux fois mieux que Francfort »… Auparavant, Gérard Mestrallet avait mis en avant que « le régime des impatriés avait été amélioré de façon très substantielle par le gouvernement Valls et il devrait l’être encore davantage avec l’exonération de cotisation retraite pour les impatriés pendant six ans qui figurera dans la loi Pacte de Bruno Le Maire. Ce régime deviendra le plus favorable de toute l’Europe : un cadre international qui viendra de Londres à Paris paiera moins d’impôts à Paris »…

Un mouvement qui ne pourra que profiter à la demande de bureaux. C’est, d’ailleurs, ce que soulignait Ludovic Delaisse, directeur du département agence de Cushman & Wakefield, dans une interview exclusive publiée sur Immoweek.fr le 10 avril dernier, déclarant : « cette dynamique (du marché, ndlr) sera aussi très certainement alimentée par les besoins résultants du Brexit. Actuellement, Cushman & Wakefield conseille plusieurs utilisateurs dans ce cadre »… Déjà, Marie-Laure Leclercq de Sousa, à la tête de l’agence chez JLL, déclarait dans une interview exclusive du 2 mars dernier : « nous sommes très proches de nos collègues britanniques et suivons de près le mouvement du Brexit pour accueillir à Paris de nouveaux transfuges londoniens en « mid market » et en grands projets »…

Bref, si l’on ne peut que déplorer cette décision des Britanniques envers l’Europe, au moins le secteur de l’immobilier d’entreprise hexagonal (et pas que…) devrait-il en profiter !

Portrait

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