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Le choix Immoweek : Spotify signe un bail à 3,8 millions d’euros à New York

ActualitésBureaux

le 12 Juil 2017

New York, New York… Ville-monde de tous les excès… Notamment en immobilier ! Une fois n’est pas coutume, notre « deal » cette fois-ci ne concerne pas une acquisition mais une prise à bail. En effet, Spotify a décidé d’étendre son option au sein de la – très bien située – 4 World Trade Center, portant les bureaux du géant suédois du streaming à 44 400 m2 (478 000 pieds carrés)…

En février, Spotify, actuellement basé au 620 Avenue of the Americas, avait signé un accord pour 11 étages de l’immeuble, soit 378 000 pieds carrés (environ 35 000 m2), sur une durée ferme de quinze ans ; l’évènement avait fait date, l’annonce ayant même eu l’honneur de la présence du gouverneur de l’Etat de New York, Andrew Cuomo. Le loyer devait être de 85 dollars par pied carré (800 euros le mètre carré).
Cependant, le groupe suédois a pu voir plus grand, l’Etat de New York ayant consenti à une baisse du loyer sur quinze ans de 11 millions de dollars (9,6 millions d’euros), puisque Spotify promet ainsi de garder à New York plus de 800 emplois et d’en créer 1 000 autres.

Ainsi, Spotify conserve ses bureaux du 620 Avenue of the Americas (100 000 pieds carrés, soit 9 300 m2), et prend la même surface en sus au 4 World Trade Center, soit 44 400 m2. Ce qui porte le loyer total à 3,8 millions d’euros, et encore, sans compter la ristourne fiscale de la part de l’Etat.
CBRE conseillait le bailleur, tandis que Spotify était représenté par JLL sur cette transaction.

Le 4 World Trade Center fait partie du complexe reconstruit du World Trade Center : son prédécesseur de 9 étages, très gravement endommagé lors des attentats du 11 septembre, avait été démoli peu après. La nouvelle tour de 74 étages et 298 mètres a été dessinée par l’architecte, lauréat du Prix Pritzker, Fumihiko Maki. Ouvert en 2013, il propose de 232 258 m2 de surface de bureaux, construits par Tishman Realty & Construction. Outre Spotify, la Port Authority of New York and New Jersey a signé un bail sur 30 ans pour occuper 55 813 m2, suivi par la ville de New York sur 54 036 m2. SNY, la chaîne de télévision possédant les droits de l’équipe de base-ball mythique des New York Mets, la société de relations publiques PadillaCRT et le financier Hudson River Trading font partie des autres locataires.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Jean-Baptiste Favier

le 26/04/2018

Des déchets qui valent de l’or

Le titre est facile, mais exact. Aller fouiller dans les bennes des chantiers de déconstruction pour voir ce qu’on peut récupérer, avilissant ? Pas tant que ça. Les matériaux récupérables permettent non seulement d’économiser en dépenses de matières premières, mais cela évite surtout de produire de nouveaux matériaux et permet, ainsi, de limiter l’impact carbone du chantier. Pourquoi promoteurs, maîtres d’ouvrages, urbanistes, architectes, ne se sont-ils pas lancés dans cette filière de réemploi plus tôt ?

Car le sujet date d’hier : le Grenelle de l’Environnement, époque Jean-Louis Borloo, évoquait l’idée dans ses objectifs de réduction de l’empreinte carbone. Le Pavillon de l’Arsenal y avait même consacré une exposition… il y a trois ans ! Gageons que la directive européenne sur les déchets – qui date tout de même de décembre 2010… -, qui définit l’objectif de recyclage de 70 % des déchets de construction et de déconstruction à horizon 2020, a fait avancer les choses. L’échéance est proche et se fait de plus en plus urgente, alors que les professionnels du secteur estiment que ce taux s’établit aujourd’hui entre 40 et 50 %.

Mais oui, les choses avancent. Tout d’abord, les projets de cet ordre se multiplient. En fidèle habitant du 12ème arrondissement, l’exemple qui m’est le plus « proche » est celui de la Caserne de Reuilly : Paris Habitat redéveloppe cette ancienne caserne militaire en un ensemble de plusieurs bâtiments de logements. Mais n’oublions pas que la destination originale de ce lieu – très secret des habitants puisque jusqu’alors gardé par de hauts murs – était… de loger les militaires ! De nombreux éléments meublants intérieurs – lavabos, miroirs, paterres, mais aussi matériaux bruts de construction – ont été conservés, et – pardonnez le barbarisme – « home-stagés ».

Phénomène plus profond de ce véritable changement idéologique de construction, l’organisation de la filière, par le biais de partenariats. Et ils sont nombreux. Citons par exemple la création de Cycle Up en fin d’année dernière par deux filiales de la Caisse des Dépôts, et pas des moindres : Egis et Icade.  Et cette filiale s’est tout récemment associée à Hesus Store, spécialiste de la gestion des déblais et des apports sur les chantiers, afin de « proposer une offre claire, structurée et pérenne à tous les acteurs du marché́ en unissant leurs compétences respectives ». Objectif on ne peut plus explicite ! Et dans le BTP, c’est Legendre qui, en Bretagne, s’associe à Envie et Veolia pour recycler et valoriser les déchets de chantier et créent « Tri-VEL » : Trois acteurs associés pour le Recyclage des déchets du BTP et l’Insertion de personnes en difficulté – Veolia Envie et Legendre. Il s’agit ni plus ni moins que d’une usine de recyclage qui pourra traiter, dès septembre prochain, près de 24 000 tonnes de déchets par an et plus de 75 % d’entre eux pourront ainsi être valorisés dans des filières spécifiques. Hâte de voir d’autres initiatives de ce type…

Portrait

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