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Le choix Immoweek : les tours Hermitage Plaza seront là pour les JO2024

ActualitésBureaux

le 13 Mar 2018

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré à « l’immeuble », en plein Mipim 2018, nous prenons de la hauteur : en effet, les futures tours jumelles « Hermitage Plaza », signées Norman Foster, qui doivent dominer le ciel de La Défense à 320 mètres de hauteur, seront bien livrées à temps pour les Jeux Olympiques de 2024. En effet, la Cour de Cassation a donné raison au groupe Hermitage contre l’association Vivre à La Défense et 13 locataires qui souhaitaient annuler le compromis de vente avec Logis Transports…

La veille de ce jugement de la Cour de Cassation, soit le 27 février 2018, le tribunal d’instance à Courbevoie a rendu le premier jugement exécutoire d’expulsion, qui concerne le président de Vivre à La Défense ; il doit être suivi de huit autres jugements d’expulsion immédiate des 8 derniers locataires de l’immeuble « Bretagne », et la procédure doit être lancée également contre les locataires de l’immeuble « Anjou ».

Les travaux de démolition, déjà annoncés à l’automne 2017, pourront donc commencer.  Alors que le projet combinant résidences de luxe, bureaux, hôtels et commerces doit coûter 2,8 milliards d’euros, le groupe Hermitage a déjà investi 233 millions d’euros. L’opération doit dès lors connaître une nouvelle injection de 180 millions d’euros, un financement bancaire de 1,2 à 1,5 milliard d’euros apporté par des banques européennes et deux banques françaises, et la pré-commercialisation sera lancée en priorité pour les bureaux et l’hôtel.

« Les objectifs immédiats sont d’obtenir les permis de construire modificatifs très prochainement, de signer les financements du projet, de signer la promesse de vente avec Paris La Défense, et de lancer la démolition du site des Damiers » estime le groupe Hermitage. Wait and see…

hermitage-plaza-2

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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