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Le choix Immoweek – Valérie Pécresse : Viens je t’emmène… à Saint-Ouen

ActualitésBureaux

le 10 Jan 2018

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « deal », nous restons en Ile-de-France : nous ne vous proposons pas la maison de France Gall, mais le futurs bureaux de Valérie Pécresse. En effet, la Région Ile-de-France prépare son déménagement alors que le premier bâtiment du futur siège, « Influence », vient de sortir de terre à Saint-Ouen (93).

Réalisé par Nexity sur des plans de Jacques Ferrier Architecture, « Influence 1 » développe 33 000 m2 et accueillera la majeure partie des services, la présidence, l’exécutif et le cabinet dès février 2018, soit plus de 1 500 agents. En 2019, les autres services régionaux rejoindront « Influence 2.0 » qui proposera, lui, 24 000 m2.

La Région Ile-de-France louera ses locaux à un tarif moyen de 237 euros/m2, soit un loyer pour la totalité du programme de 13 509 000 euros ; un gain par rapport au loyer actuellement de 504 euros/m2 pour les quelque 34 000 m2 du 33, rue Barbet de Jouy, dans le 7ème. La Région a également la possibilité d’acquérir son nouveau siège puisqu’elle a négocié, pour chacun des immeubles, une location avec option d’achat.

Le nouvel éco-quartier des Docks de Saint-Ouen comptera, à terme, 12 hectares de parc public, 300 000 m2 de bureaux, 5 000 logements, 70 000 m2 d’équipements publics et collectifs, des commerces en pied d’immeubles et pourra accueillir 10 000 nouveaux habitants et 10 000 nouveaux salariés. Le quartier comptera une halle, actuellement en rénovation, où s’installeront un grand marché et des restaurants…

« Le périphérique n’est plus une barrière. D’ici, on change de point de vue sur toute la région » a commenté Valérie Pécresse. On verra comment la Région passera le cap de la banlieue…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 23/04/2018

Très cher Brexit…

En hausse de 13 % à l’issue du premier trimestre, le dynamisme de la demande placée de bureaux en Ile-de-France pourrait bien se voir renforcée par les conséquences du Brexit. Enfin ne manqueront pas de dire certains, car on en parle depuis près d’un an maintenant !

A ce sujet, Gérard Mestrallet, président d’Engie, interrogé par « Le Figaro » le 17 avril dernier en tant que président de Paris Europlace (à l’occasion de la tenue du forum annuel de Paris Europlace organisé à New York), précise : « très vite après le référendum, HSBC a annoncé qu’elle prévoyait de transférer 1 000 emplois à Paris. Puis, depuis octobre dernier, Bank of America Merrill Lynch, 400 traders ; JP Morgan va augmenter ses effectifs de 25 % à Paris ; Morgan Stanley installe 300 personnes. Les grandes banques françaises ont annoncé le transfert de 1 000 personnes. Dans le domaine de la gestion d’actifs, Schroeder, mais également les gérants français, Clerville Asset Management, Eleva, Smart Lenders redéveloppent leurs équipes à Paris. L’assureur Chubb a décidé de faire de Paris son centre européen. Tout cela représente déjà 3 000 à 4 000 emplois directs, soit environ 15 000 à 20 000 emplois au total. Paris fait ainsi deux fois mieux que Francfort »… Auparavant, Gérard Mestrallet avait mis en avant que « le régime des impatriés avait été amélioré de façon très substantielle par le gouvernement Valls et il devrait l’être encore davantage avec l’exonération de cotisation retraite pour les impatriés pendant six ans qui figurera dans la loi Pacte de Bruno Le Maire. Ce régime deviendra le plus favorable de toute l’Europe : un cadre international qui viendra de Londres à Paris paiera moins d’impôts à Paris »…

Un mouvement qui ne pourra que profiter à la demande de bureaux. C’est, d’ailleurs, ce que soulignait Ludovic Delaisse, directeur du département agence de Cushman & Wakefield, dans une interview exclusive publiée sur Immoweek.fr le 10 avril dernier, déclarant : « cette dynamique (du marché, ndlr) sera aussi très certainement alimentée par les besoins résultants du Brexit. Actuellement, Cushman & Wakefield conseille plusieurs utilisateurs dans ce cadre »… Déjà, Marie-Laure Leclercq de Sousa, à la tête de l’agence chez JLL, déclarait dans une interview exclusive du 2 mars dernier : « nous sommes très proches de nos collègues britanniques et suivons de près le mouvement du Brexit pour accueillir à Paris de nouveaux transfuges londoniens en « mid market » et en grands projets »…

Bref, si l’on ne peut que déplorer cette décision des Britanniques envers l’Europe, au moins le secteur de l’immobilier d’entreprise hexagonal (et pas que…) devrait-il en profiter !

Portrait

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