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Compagnie Lebon : ANR en légère hausse

ActualitésFinance & Bourse

le 13 Sep 2017

La Compagnie Lebon publie un ANR de 286 millions d’euros, en légère progression de 1 % par rapport au 31 décembre 2016.

L’immobilier a contribué à hauteur de 2,8 millions d’euros au résultat net (part du groupe) du semestre (qui s’élève à 9 millions d’euros au total). Paluel-Marmont Valorisation a cédé un actif de rendement locatif à Boulogne-Billancourt, réalise une opération de promotion immobilière de bureaux à Annecy et a pris une participation dans deux nouveaux projets de promotion immobilière résidentielle.

Le pôle « hospitalité » connaît une croissance organique de 6 %, « bien positionné dans un marché touristique parisien en redémarrage et avec des nouveaux établissements en préparation pour atteindre 700 chambres sous gestion fin 2018″.

Du côté des perspectives, l’objectif annoncé en 2013 de « doubler de valeur en 10 ans » se décline par secteur de la façon suivante :
– en immobilier, « développement de nouvelles opérations à valeur ajoutée avec des partenaires investisseurs » ;
– en capital-investissement, « poursuite de l’activité avec une équipe dédiée et des investissements dans des fonds de tiers » ;
– en hospitalité, « mise en exploitation des hôtels actuellement en travaux et achèvement de la rénovation des thermes de Brides-les-Bains, poursuite d’une croissance externe sélective ».

Les résultats de ce premier semestre illustrent la complémentarité des cycles de la Compagnie Lebon : le capital-investissement est en phase de cession et générateur de trésorerie, quand l’hospitalité est en phase d’investissements lourds, et l’immobilier mobilisé ce semestre sur des projets de promotion immobilière.

Philippe Depoux, directeur général

La Compagnie Lebon a acquis neuf hôtels et deux stations thermales depuis 2013 ; les premiers à rouvrir après travaux, à l’image de l’Hôtel La Tamise à Paris, sont déjà des succès ; tout le professionalisme des équipes est désormais mobilisé pour réussir chacun des projets en cours.

Henri de Pracomtal, président

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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