Chargement

retour Accueil > Territoires > Actualités > Paris : les élus écologistes se lèvent contre...

Paris : les élus écologistes se lèvent contre les tours

ActualitésTerritoires

le 15 Fév 2018

Les conseillers municipaux écologistes parisiens ont lancé, jeudi 15 février, la pétition « Stop aux tours à Paris » avec l’appui d’une dizaine d’associations, pour demander que les Parisiens soient consultés sur la construction de nouvelles tours dans la Capitale.

Cette pétition, « dès qu’elle aura recueilli 5 000 signataires, permettra qu’il y ait obligatoirement une inscription à l’ordre du jour du Conseil de Paris pour demander qu’il y ait un référendum sur les tours à Paris » explique le conseiller EELV Yves Contassot. « Cinq milles signataires, ça me paraît atteignable ; on espère évidemment en avoir beaucoup plus que ça » d’ici au conseil municipal du mois prochain.

Cette pétition fait suite à plusieurs polémiques, concernant la tour Triangle de l’agence suisse Herzog & de Meuron, qui doit s’élever porte de Versailles ; les tours Duo conçues par Jean Nouvel prévues pour 2020 dans le 13ème arrondissement et le projet de Bercy-Charenton d’une série de tours, qui doivent s’ajouter à un nombre déjà conséquent de grands édifices. « On a aujourd’hui déjà plus d’une centaine de bâtiments dans Paris qui sont soumis à la règlementation des immeubles de grande hauteur, au-delà de 50 mètres de haut » souligne Yves Contassot.

David Belliard, président du groupe écologiste au Conseil de Paris, membre de la majorité de la Maire (PS) Anne Hidalgo, a évoqué « une vraie divergence à la fois sur la question de la densité et de la perception des tours, qui nous sont vendues comme des bâtiments écolos par l’exécutif ». « Les tours sont un outrage à cette ville durable comme on l’imagine », a estimé Yves Contassot, regrettant, par ailleurs, qu' »on ne fasse pas de tours de logements à Paris ; on ne fait que des tours de bureaux ». « Toutes les enquêtes d’opinion régulièrement disent qu’il y a entre 60 et 70 % minimum des Parisiennes et Parisiens qui sont opposés à la construction de tours », souligne David Belliard. « Nous on dit : qu’on leur donne la parole, qu’ils aient le droit de se prononcer, que les Parisiens et Parisiennes puissent dire par un vote si oui ou non ils veulent des tours à Paris ».

La pétition est accessible sur le site internet « Stop aux tours à Paris » et peut être signée par tout parisien d’au moins 16 ans. (AFP)

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

Chargement