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Europacity : de nouveaux architectes pour le projet

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le 12 Fév 2018

Le mégacomplexe Europacity, très décrié, qui prévoit d’associer d’ici 2024 commerces et loisirs aux portes de Paris, a dévoilé les noms de ses architectes et promet un « projet plus ouvert, urbain et en lien fort avec le quartier » où il veut s’implanter à Gonesse (95).

« À l’issue du grand débat public organisé en 2016 », Europacity avait annoncé « une évolution majeure du projet afin de tenir compte des attentes de la population et des parties prenantes » et a organisé « le plus important concours d’architecture d’initiative privée jamais lancé en France », revendiquent ses promoteurs. Europacity se présente comme un « projet touristique d’un nouveau genre », « qui associera loisirs, culture, sport, commerce, hôtels, restaurants et agriculture urbaine pour tous les publics franciliens, les touristes nationaux et internationaux ».

Un projet à 3,1 milliards d’euros porté par Immochan, la filiale immobilière du groupe de distribution Auchan, et cofinancé par le géant de l’immobilier chinois Wanda, qui envisage de drainer 31 millions de visiteurs annuels (gratuits et payants) sur 80 hectares, où la construction de logements est impossible en raison des nuisances causées par les aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et du Bourget.

Mais, pour ses détracteurs, écologistes et agriculteurs, c’est un « mastodonte » qui « engloutira sous le béton 80 hectares de terres agricoles, parmi les plus fertiles d’Europe ». Début décembre, 150 personnalités, de la pasionaria de l’anticapitalisme Naomi Klein à la présidente du syndicat agricole FNSEA Christiane Lambert, avaient signé une lettre ouverte « contre la folie Europacity » dans « Libération », demandant l’arrêt du projet.

Le ministre de la Transition Ecologique et Solidaire Nicolas Hulot avait, lui aussi, tancé la « folie des grandeurs » du projet, et un commissaire-enquêteur a rendu un avis défavorable à la révision du plan local d’urbanisme (PLU) de Gonesse, l’estimant « peu compatible avec la notion de développement durable ».

« On ne fera pas Dubaï aux portes de Paris » avait promis en septembre le promoteur d’Europacity, avant de présenter une version retouchée de son projet, entendant se rapprocher d’un « quartier de ville ». Pour produire une « variété architecturale », huit bâtiments « iconiques » (salle de concert, salle de cirque contemporain, centre culturel dédié au cinéma, cinq hôtels) avaient fait l’objet d’un concours. Huit cabinets d’architectes, proposant des projets ultra-contemporains, ont donc été retenus. Le fond du projet n’a, en revanche, pas changé : le « parc des neiges » et sa piste de ski, qui avaient cristallisé une partie de l’opposition au projet, sont toujours au menu, sans être mis en avant par Europacity…. (AFP)

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 27/07/2018

Vacances : j’oublie tout (ou presque)…

Avant la rupture du mois d’août, grande tradition hexagonale qu’Immoweek respecte en interrompant ce « 13 heures » jusqu’au 20 août, il n’est pas inutile de dresser un bilan, rapide, de la situation des marchés et des professionnels qui les font vivre. On a déjà eu l’occasion de le constater : le secteur immobilier vit actuellement une forme de schizophrénie ou, si l’on préfère, joue en même temps à Jean qui rit et Jean qui pleure. Côté larmes, on sent pointer l’inquiétude de la FFB avec tous les acteurs concernés, promoteurs au premier rang, analysant la baisse des mises en chantier, dans le secteur social comme dans celui des maisons individuelles. Le monde HLM, majoritairement, soumis à une réforme qui va tailler dans les structures, changer les mécanismes, est aussi inquiet. Côté joies, on comptera bien sûr le monde de l’immobilier d’entreprise, qui dans la promotion comme dans l’investissement, dans la location (avec le meilleur 1er semestre depuis 10 ans !) comme dans la gestion voit la vie en rose.

Mais cette situation, différenciée, n’est pas si facile à présenter- on allait dire à défendre !- aux pouvoirs publics, aux responsables de la Cohésion des territoires, comme à Bercy, toujours là pour serrer les cordons de la bourse. Car les résultats des promoteurs sont excellents (nous ne reprendrons pas la litanie des chiffres 2017, souvent records), ceux des foncières également (même si la Bourse ne leur est pas favorable en ce moment) et les innovations, les start-ups, les nouvelles générations sont de plus en plus présentes, parfois au premier plan. Bref, le secteur ne dort pas et n’a pas dormi. On peut être certain qu’après ces quelques jours, nous retrouverons un secteur en pleine rénovation – le mot est choisi. Comme toujours, les mutations seront parfois difficiles, et même douloureuses : espérons en commun que les nuages iront en s’éclaircissant, même dans le secteur HLM. Et que nous pourrons collectivement tout oublier (ou presque) pendant ces vacances que nous vous souhaitons belles, reposantes ou au contraire dynamisantes, en tout cas heureuses.

Portrait

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