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Eurosic : patrimoine valorisé à 8,1 milliards d’euros

ActualitésBureaux

le 27 Juil 2017

Les voyants sont globalement très positifs ce semestre pour Eurosic, conséquence du rachat de Foncière de Paris… et les perspectives de rapprochement avec Gecina !

Parmi les chiffres à retenir, les revenus nets de location simple s’élèvent à 121 millions d’euros, en hausse de 72 % par rapport à juin 2016 ; le résultat net consolidé part du groupe est de 388,3 millions d’euros (+148 % par rapport à juin 2016) ; l’ANR triple net s’évalue à 48,63 euros par action (+10 % par rapport au 31 décembre 2016) et le ratio « loan to value » est en baisse, à 45,4% (contre 47% au 31 décembre 2016).

Le patrimoine s’élève à plus de 8,1 milliards d’euros sous gestion. Au cours du semestre, la foncière a réalisé plus de 350 millions d’euros d’investissements dans des actifs et projets : 250 millions investis sur les secteurs du loisir et de la santé en Europe et près de 110 millions d’actifs de bureaux. Eurosic a parallèlement poursuivi sa politique de rotation du portefeuille, avec plus de 300 millions d’euros de cessions, dont 270 millions concernent des actifs de bureaux matures.

« Le 1er semestre 2017 confirme l’année exceptionnelle qu’a connu Eurosic en 2016 grâce à l’effet plein sur le semestre de l’intégration de Foncière de Paris. Toutes les classes d’actifs participent à l’amélioration des résultats du groupe. Les indicateurs financiers sont en nette progression. Il faut à nouveau remercier l’ensemble des collaborateurs du groupe pour le travail accompli, à la veille du rapprochement d’Eurosic avec Gecina. Je ne doute pas que la dynamique impulsée ces cinq dernières années participera au développement de la nouvelle foncière européenne leader sur le marché des bureaux résultant de ce rapprochement » résume Yan Perchet, directeur général d’Eurosic.

Le groupe précise qu’il « dispose d’un pipeline de projets en développement parmi les plus importants du secteur, avec un montant total d’investissement à terminaison de plus de 2,3 milliards d’euros à 100 %, dont 1,5 milliard déjà décaissés (respectivement 1,6 milliard et 1,2 milliard en quote-part de détention) ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 20/07/2018

Patrick Braouezec, l’engagé

Certains élus sont tellement associés à « leur » pays d’élection qu’on ne les imagine guère vivre, agir ou travailler ailleurs.

Patrick Braouezec (merci de prononcer le nom « à la bretonne ») en est une magnifique illustration. Pensez donc : après avoir été 13 ans maire (sur tous les fronts) de Saint-Denis, député (dynamique) de Seine-Saint-Denis durant 19 ans, mais aussi incontournable président de Plaine Commune (la communauté d’agglomération, puis l’établissement public territorial) depuis 2005, celui que Luc Le Vaillant – autre breton… – appelait gentiment « un drôle de coco » dans un beau portrait de « Libération » en 1998, est un infatigable défenseur de « son » territoire. Et ses idées sont souvent intéressantes, novatrices ou tout simplement efficaces. Celui qui a tant plaidé pour le Stade de France expliquait ainsi en 2014 (au « Figaro Magazine » qui n’est pas son journal favori…) : « le football est le troisième lieu d’éducation ». Pas mal vu, non ? Présent dans tous les débats quand il s’agit de « son » département, il a été nommé vice-président du Conseil National des Villes au printemps.

Politique complexe (il a quitté le PCF en 2010, l’a rejoint à nouveau sept ans plus tard après avoir appelé à voter Emmanuel Macron… et s’en dire « déçu » après quelques mois), il conserve une ligne directrice claire : être le porte-parole d’une Seine-Saint-Denis difficile, attachante et pleine de projets.

Le voici maintenant nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, au siège laissé vacant par le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec (encore un Breton !). Il a donc damé le pion à un élu moins « consensuel » que lui : le président du conseil départemental des Yvelines Pierre Bédier. Même si le poste de président du conseil de surveillance de la SGP qu’il devrait obtenir lors de l’élection prévue pour début septembre, n’est pas le poste exécutif, nul doute que le bouillant Braouezec ne sera pas un président « de papier ». Et qu’il défendra – on peut lui faire confiance – les projets métropolitains (nombreux !) de son cher 93.

Portrait

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