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Fort d’Aubervilliers : une ferme pédagogique va être créée

ActualitésTerritoires

le 13 Juin 2018

Grand Paris Aménagement, les villes d’Aubervilliers et de Pantin, Est Ensemble et Plaine Commune ont confié la gestion et l’animation d’une grande halle réhabilitée, au sein de l’opération d’aménagement du Fort d’Aubervilliers, à un groupement mené par les Fermiers de la Francilienne/La Villa Mais d’Ici/Depuis 1920.

Dans le cadre d’un projet d’urbanisme transitoire, l’équipe retenue « va développer, d’ici la rentrée, un lieu de vie réunissant des projets à dimension culturelle, ludique, sociale et artistique. Profondément ancrées dans la sphère de l’éducation populaire, les activités qui seront proposées placeront les habitants et usagers du Fort dans un esprit de co-construction et de participation à la revalorisation du site » précise Grand Paris Aménagement.

Une ferme pédagogique et d’animation va ainsi voir le jour. « Principalement destinée aux enfants et aux familles, elle accueillera un espace de vie pour animaux, un lieu de maraîchage, une serre en aquaponie, une grainothèque et un rucher ». L’atelier du Fort, conduit par la société Depuis 1920, réalisera les aménagements du projet d’urbanisme transitoire dans le cadre de chantiers participatifs et dans une démarche d’insertion par la menuiserie. La Villa Mais d’Ici pilotera la programmation culturelle (ateliers culturels, de musique et de danse, activités sportives…) et ouvrira un espace dédié aux pratiques amateurs, en lien avec l’association Villes des Musiques du Monde.

Cet aménagement « accompagne la première phase du projet urbain du Fort d’Aubervilliers », située dans le secteur Jean-Jaurès, bordant l’ex-RN2. Cette phase, sur 8 des 36 hectares que compte le fort, inclut la réalisation de 900 logements familiaux, dont 50 % de logements sociaux », d’un pôle commercial et d’activité de 6 500 m2 et d’un cours nouvellement créé à l’intérieur du futur quartier. « Un jardin public de 5 000 m2 sera aménagé sur le bastion Ouest du Fort, surplombant l’activité du théâtre équestre Zingaro. Une crèche de 60 berceaux et une école de 12 classes seront construites » ajoute Grand Paris Aménagement.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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