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Gecina achète le 145, rue de Courcelles, pour 63 millions d’euros

ActualitésBureaux

le 20 Avr 2017

Gecina a signé une promesse d’achat portant sur un immeuble de bureaux situé au 145, rue de Courcelles, dans le 17ème arrondissement.

« Cet actif offre une forte complémentarité avec l’immeuble adjacent « Le Banville », déjà détenu par Gecina, permettant ainsi d’envisager d’importantes synergies immobilières à terme » précise la foncière.

Le montant de cette opération s’élève à 63 millions d’euros (hors droits). Elle reste soumise aux conditions suspensives usuelles…

« La qualité de la localisation de cet immeuble et la complémentarité qu’il offre avec un des actifs déjà détenus par le groupe, s’inscrivent parfaitement dans notre stratégie, visant à accroître l’exposition de Gecina aux zones tertiaires les plus centrales de la région parisienne, avec un objectif de création de valeur pour nos actionnaires » commente Méka Brunel, directrice générale de Gecina.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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