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Le groupe Korian, Icade Santé et Icade Promotion signent un partenariat de développement

ActualitésBureaux

le 13 Sep 2017

Le groupe Korian et Icade Santé ont signé un accord cadre, associant Icade Promotion, portant sur l’accompagnement de Korian dans la reconfiguration et l’expansion de son réseau en France.

Ce partenariat « non-exclusif, qui s’inscrit dans la nouvelle politique immobilière du groupe Korian, porte sur un premier lot de 15 immeubles neufs à livrer d’ici 2020 en France. Il comprend le développement, le design et la construction des établissements en contrat de promotion immobilière par Icade Promotion. Korian dispose, avant la livraison, d’une option d’achat sur chaque immeuble, en cohérence avec son objectif d’augmentation du taux de détention d’actifs. Icade Santé pourra se porter acquéreur d’une partie de ces immeubles (Ehpad ou soins de suite) dans le cadre de baux en l’état futur d’achèvement (Befa) ».

Le partenariat avec les deux filiales d’Icade « s’inscrit dans la stratégie de gestion dynamique du portefeuille d’actifs du plan Korian 2020. Ce plan repose sur la restructuration du parc, à raison d’un volume potentiel de 50 projets concomitants, allant de la phase de conception à la phase de réalisation et sur l’amélioration des conditions locatives ».

Ce type de partenariat « innovant a vocation à être déployé sur l’ensemble des pays dans lesquels le groupe Korian est présent ».

Je me félicite de la signature de ce partenariat avec Icade qui va apporter à Korian les compétences et la flexibilité nécessaires à la mise en œuvre de notre plan ambitieux de développement et de modernisation de notre parc immobilier, dans le cadre de notre politique de détention ciblée des actifs stratégiques.

Sophie Boissard, directrice générale du groupe Korian

Je me réjouis de ce partenariat qui va nous permettre de renforcer notre collaboration avec Korian, leader de son secteur. Les équipes d’Icade partagent avec celles de Korian l’envie de développer ensemble les EHPAD et établissements de soins de suite de demain, aux meilleurs standards : mieux adaptés, plus attractifs, plus innovants et plus verts.

Olivier Wigniolle, directeur général d'Icade

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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