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GSE vise un chiffre d’affaires 2018 de 550 millions d’euros

ActualitésLogistique

le 13 Juin 2018

« L’année 2018 démarre avec un solide carnet de commandes – de 560 millions d’euros -, qui augure la poursuite d’un niveau d’activité soutenu, avec un chiffre d’affaires attendu en 2018 de 550 millions d’euros » indique GSE.

Le développeur d’immobilier logistique revient sur une année 2017 « marqueur du regain d’activité du groupe dans le secteur industriel, avec plus de 100 millions d’euros de prises de commandes, parmi lesquelles un projet de laboratoires pour Eurogentec-Kaneka, à Liège, en Belgique, et deux technocentres pour la SNCF à Vénissieux (69) et Romilly-sur-Seine (10).

Le secteur tertiaire a également été actif, GSE indique avoir achevé le campus Pernord Ricard University à Clairefontaine-en-Yvelines (78), projet certifié BREEAM « Very Good » et HQE. GSE s’est également vu confier par Xenocs la réalisation de son futur siège social à Grenoble. Et le groupe a posé la première pierre du Multiplexe Europacorp Cinémas La Joliette, à Marseille.

Pour continuer en régions, GSE, via sa filiale GSE Régions , qui propose aux PME et ETI une offre de proximité au travers de son réseau d’agences sur le territoire français, affiche un carnet de commandes de 85 millions d’euros. Cette filiale réalise « des bâtiments d’activité, de stockage ou des bureaux pour des montants unitaires majoritairement situés dans une fourchette de 2 à 5 millions d’euros ».

Enfin, l’activité du segment logistique en France a dégagé un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros en 2017 et termine l’année avec un carnet de commandes de 230 millions d’euros, « augurant de bonnes perspectives pour 2018 ». Plus de 10 plate-formes logistiques représentant environ 400 000 m2 ont été livrées à la grande distribution, dont 3 pour le groupe E. Leclerc et 3 pour Carrefour, « dont en particulier le chantier de Poupry livré en fin d’année (126 000 m2) ».

Par ailleurs, GSE poursuit son développement en Allemagne, avec plus de 100 millions d’euros de commandes prises sur l’année. Cinq plate-formes logistiques totalisant 86 000 m² ont été livrées sur l’exercice 2017. En Hongrie, GSE construit pour Auchan « la plus grande base logistique du pays, une unité de stockage de produits frais et sec de 88 000 m² à Ullö, dont les travaux ont débuté en octobre, pour une livraison en août 2018 ». La blanchisserie industrielle en cours de réalisation à Barcelone, en Espagne, constitue la 2ème unité confiée à GSE par le groupe Elis, après celle réalisée en 2017 à Aix-les-Bains et avant celle de Nantes, dont la construction démarrera cette année…

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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