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Icade : hausse de l’activité de la Foncière

ActualitésFinance & Bourse

le 20 Oct 2016

Au 30 septembre 2016, le chiffre d’affaires consolidé d’Icade s’élève à 993,3 millions d’euros, en baisse de 3,6 % par rapport au 30 septembre 2015.

Le chiffre d’affaires de la Foncière (Tertiaire et Santé) ressort à 437,2 millions d’euros (soit une hausse de 6,1 % par rapport au 30 septembre 2015) et celui de la promotion à 561,1 millions d’euros (-9,4 % par rapport au 30 septembre 2015).

Plus précisément, les revenus locatifs de la Foncière Tertiaire s’établissent 282,4 millions d’euros et affichent un repli de 2,9 % par rapport au 30 septembre 2015 (290,8 millions d’euros). A périmètre constant, la baisse est de 0,5 %. Pour les bureaux, la variation est de +3 % « grâce notamment à l’effet positif de l’activité locative sur la tour Eqho ». Pour les parcs d’affaires, la variation est de -3,5 %.
Les investissements de la période s’élèvent à 204,2 millions d’euros (contre 144,9 millions d’euros au 30 septembre 2015). Par ailleurs, Icade a signé, début octobre, une promesse en vue de l’acquisition d’un immeuble de bureaux à Issy les Moulineaux, pour une valeur de l’ordre de 140 millions d’euros.
Au 30 septembre 2016, les cessions cumulées ont représenté 30,7 millions d’euros. A noter : début octobre, Icade a signé une promesse de vente portant sur le Parc d’affaires Nanterre Seine (hors immeuble « Axe Seine ») et l’immeuble de bureaux « Défense 3″, situé à Nanterre, pour un montant global de l’ordre de 145 millions d’euros.  » La vente définitive devrait avoir lieu avant la fin de l’année 2016 sous réserve de la levée des conditions suspensives. Cette transaction s’inscrit dans la feuille de route stratégique annoncée en novembre dernier » précise la foncière.

Le chiffre d’affaires du pôle promotion tertiaire en hausse
S’agissant de l’activité promotion d’Icade, le chiffre d’affaires est en baisse de 6,4 % par rapport à la même période de 2015, à 616,7 millions d’euros. Cette baisse est liée au fort recul du chiffre d’affaires en promotion logement (-16,1 % à 412,7 millions d’euros). Un recul qui n’inquiète pas la foncière qui considère que les lancements de programmes effectués en 2016 « auront un impact positif sur les années 2017 et 2018 ». Le chiffre d’affaires de l’activité promotion tertiaire est, en revanche, déjà en hausse, de 22,3 % à 412,7 millions d’euros.

Foncière Santé : poursuite de la croissance du chiffre d’affaires
Le pôle santé du groupe se porte bien, avec une hausse de 27,6 % des revenus locatifs (à 154,8 millions d’euros dont 34,6 millions d’euros consécutifs aux loyers des cliniques acquises en 2015 et 2016 notamment.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 20/07/2018

Patrick Braouezec, l’engagé

Certains élus sont tellement associés à « leur » pays d’élection qu’on ne les imagine guère vivre, agir ou travailler ailleurs.

Patrick Braouezec (merci de prononcer le nom « à la bretonne ») en est une magnifique illustration. Pensez donc : après avoir été 13 ans maire (sur tous les fronts) de Saint-Denis, député (dynamique) de Seine-Saint-Denis durant 19 ans, mais aussi incontournable président de Plaine Commune (la communauté d’agglomération, puis l’établissement public territorial) depuis 2005, celui que Luc Le Vaillant – autre breton… – appelait gentiment « un drôle de coco » dans un beau portrait de « Libération » en 1998, est un infatigable défenseur de « son » territoire. Et ses idées sont souvent intéressantes, novatrices ou tout simplement efficaces. Celui qui a tant plaidé pour le Stade de France expliquait ainsi en 2014 (au « Figaro Magazine » qui n’est pas son journal favori…) : « le football est le troisième lieu d’éducation ». Pas mal vu, non ? Présent dans tous les débats quand il s’agit de « son » département, il a été nommé vice-président du Conseil National des Villes au printemps.

Politique complexe (il a quitté le PCF en 2010, l’a rejoint à nouveau sept ans plus tard après avoir appelé à voter Emmanuel Macron… et s’en dire « déçu » après quelques mois), il conserve une ligne directrice claire : être le porte-parole d’une Seine-Saint-Denis difficile, attachante et pleine de projets.

Le voici maintenant nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, au siège laissé vacant par le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec (encore un Breton !). Il a donc damé le pion à un élu moins « consensuel » que lui : le président du conseil départemental des Yvelines Pierre Bédier. Même si le poste de président du conseil de surveillance de la SGP qu’il devrait obtenir lors de l’élection prévue pour début septembre, n’est pas le poste exécutif, nul doute que le bouillant Braouezec ne sera pas un président « de papier ». Et qu’il défendra – on peut lui faire confiance – les projets métropolitains (nombreux !) de son cher 93.

Portrait

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