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Immobilière Dassault : près de 500 millions d’euros de patrimoine

ActualitésBureaux

le 13 Mar 2018

Sur l’ensemble de l’exercice 2017, les revenus locatifs d’Immobilière Dassault s’élèvent à 16,1 millions d’euros, en croissance de 1,84% par rapport au 31 décembre 2016.

Une évolution que le groupe explique « par la revalorisation contractuelle des loyers, malgré la vacance volontaire du 1er étage de l’immeuble du 127, avenue des Champs Elysées, dans le 8ème arrondissement, afin de permettre la rénovation de l’immeuble ». A immeubles constants, les revenus locatifs de l’exercice 2017 progressent de 1,68 % par rapport à l’exercice précédent.

Le résultat opérationnel s’établit à 29,1 millions d’euros, contre 42,3 millions en 2016. « Le patrimoine immobilier continue de s’apprécier et cet ajustement de valeur génère un impact positif sur le résultat de 14,3 millions d’euros, contre 27,7 millions en 2016 » précise le groupe, dont le patrimoine est évalué à 495,3 millions d’euros au 31 décembre 2017, soit une hausse de 12,7 % par rapport à la même date en 2016.

Dans ses perspectives, Immobilière Dassault « poursuivra sa politique d’investissement conforme à sa stratégie d’acquisition d’actifs de bureaux et de commerces dits « prime » en faisant toujours preuve d’une grande sélectivité et en fonction des opportunités de marché »…

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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