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Immoweek : le magazine de l’été sous presse !

ActualitésBureaux

le 12 Juin 2018

La rédaction d’Immoweek vient de boucler son magazine, à paraître le 20 juin prochain. Voici, en avant première, le sommaire et la « Une » de ce numéro !

• A la « Une » : Xavier Lépine, président de La Française, dresse un bilan de l’activité au premier semestre et dévoile sa stratégie de développement ;
• l’économiste Monique Bénisty (MBE Conseil) analyse le marché  de l’investissement en immobilier tertiaire, tel qu’il s’est présenté depuis le début de l’année ;
• à suivre, un dossier prospectif sur ce marché, aussi bien du côté immobilier d’entreprise que résidentiel, avec l’analyse de 14 conseils. Les marchés de la logistique et du commerce sont également passés au crible ;
• un dossier sur la transformation de bureaux en logements, avec une interview de Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des Territoires ; d’Olivier Wigniolle, directeur général d’Icade, foncière qui a engagé le plus d’opérations de transformation de bureaux en logements ; de Joachim Azan, président fondateur de Novaxia, pionnier de la transformation de locaux obsolètes ;
• la place de la Madeleine fait, de son côté, l’objet d’un « key plan », avec son nouveau visage ;
• pour le premier salon de la PropTech, qui se tiendra les 20 et 21 juin prochains, porte Maillot, la rédaction a consacré un dossier complet sur ce premier salon en France. Le numérique change la donne, avec un débat entre Robin Rivaton, co-fondateur de Real Estech et directeur général de l’association Paris Région Entreprises et Jean-Marc Torrollion, président de la Fnaim, sur le métier d’agent immobilier et son avenir ;
• une interview de Véronique Bédague, directeur général adjoint du groupe Nexity et président directeur général de Nexity Immobilier d’Entreprise, évoque le travail nomade et son impact sur la demande de bureaux ;
• un dossier complet sur les Smart city ;
• enfin, deux chroniques : l’une sur le nouveau droit français du financement obligataire de l’Etude notariale Cheuvreux et la seconde, sur les réformes fiscales, de la société d’expertise comptable, de conseil et d’audit Denjean & Associés.

Un magazine à lire et à conserver pour tout savoir sur le marché de l’investissement et les innovations qui se font jour dans l’immobilier.

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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