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Invest Securities, « déçu » quant au devenir du résidentiel, conseille de « vendre » du Gecina

ActualitésFinance & Bourse

le 19 Juin 2017

Suite à une rencontre investisseurs organisée vendredi dernier à Paris par Gecina, la foncière a « réaffirmé sa stratégie de total return, principalement axée sur des projets de restructuration d’actifs de bureaux très bien situés en Ile-de-France » indique Invest Securities dans un « Flash » sur la foncière dirigée par Meka Brunel.

Elle a d’ailleurs « brièvement rappelé les priorités du groupe, à savoir le renforcement de l’exposition aux bureaux parisiens (pesant 78 % du portefeuille) » et « la volonté de ne pas diversifier le portefeuille en terme de géographie », avec une « impulsion donnée sur les pré-commercialisations ». Mais les analystes font par de leur « déception » concernant l’absence de décision sur « le devenir du portefeuille résidentiel, alors que la réflexion a été entamée en début d’année. Meka Brunel reste persuadée que la stratégie de cession au fil de l’eau des actifs permettant de capter la valeur lot par lot n’est pas optimale en termes de création de valeur, mais on peine à deviner l’issue de cette réflexion ».

Par ailleurs, « Gecina dispose d’un patrimoine fortement exposé aux bureaux en Ile-de-France et notamment à Paris intra- muros, ce qui lui a permis d’afficher de fortes progressions de ses valeurs d’actifs au cours des derniers exercices. Mi-2016, Gecina a finalisé la cession de son portefeuille de santé (1,35 milliard d’euros), ce qui, en raison de la complexité de réinvestir, impliquera une forte baisse du résultat au titre de 2017. Un important pipeline de projets doit permettre au résultat 2020 de dépasser celui de 2015. A plus de 27x les profits, le titre nous semble trop bien valorisé, offrant un rendement du dividende proche de 4 % ».

Invest Securities maintient ainsi sa recommandation « Vente », ainsi qu’un objectif de cours de 114 euros, « qui traduit des multiples de valorisation déjà généreux ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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