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Investissement : vers un second semestre « à fort potentiel » selon CBRE

ActualitésBureaux

le 13 Juil 2017

« Avec un contexte mondial chargé en événements géopolitiques tels que le Brexit, le terrorisme, les élections aux Etas-Unis puis en France, les investisseurs recherchent toujours la sécurité. Confiants dans les fondamentaux immobiliers et dans la nouvelle dynamique de l’économie française, les investisseurs regardent également avec appétit les opportunités d’investissement qui rémunèrent le risque » indique Nicolas Verdillon, executive director investment properties chez CBRE, en préambule d’une étude prospective du conseil sur le marché de l’investissement en France au second semestre de l’année.

« L’Europe continue d’attirer les investisseurs. Cette attractivité s’explique notamment par les « spreads » entre les OAT et les rendements immobiliers « prime » plus attractifs par rapport à ceux du reste du monde. Dans ce contexte, la France a définitivement une carte à jouer » fait valoir Mike Atwell, homologue de Nicolas Verdillon, spécialiste du marché européen.

Le conseil poursuit : « sans surprise, le Royaume-Uni voit ses investisseurs s’interroger sur leur exposition au profit de la France, l’Allemagne, les Pays-Bas ou encore la Scandinavie. Seul grand marché à afficher une perspective de croissance économique en hausse entre 2017 et 2018 (devant l’Allemagne et le Royaume-Uni), la France attire les investisseurs. Paris et sa région, en particulier, rassurent avec un taux de vacance mesuré de l’ordre de 6 % avec nombre de nouveaux développements attendus limité. Des ratios appelés à rester bas ».

Faisant état d’un premier semestre « relativement calme », à l’instar de 2015 et 2016, le conseil entrevoit pourtant « un très fort potentiel » au second semestre. « La seconde moitié de 2017 devrait s’approcher de celle de 2015, la meilleure année depuis 2008 » explique Jean-Carl Vildier, executive director investment properties chez CBRE.

« Dans un contexte de taux de rendement immobilier bas et dans un souci de diversification des investissements, l’intérêt des investisseurs européens pour les actifs alternatifs est de plus en plus important. Avec 19 % des investissements réalisés en Europe en 2016 et au 1er trimestre 2017, les actifs alternatifs (résidentiel, résidences gérées étudiantes ou senior…) se placent en troisième position des actifs les plus attractifs, derrière les bureaux (43 %) et le commerce (21 %). L’attractivité de ces actifs tient aussi à leurs taux de rendement « prime », supérieurs à 4 % (hors résidentiel) » indique CBRE. Sébastien Lorrain, senior director résidentiel, résidences services et santé investment properties chez CBRE, conclut : « ce n’est plus un produit immobilier auquel on a greffé une exploitation, mais une exploitation autour de laquelle on bâtit un projet immobilier ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Thierry Mouthiez

le 23/04/2018

Très cher Brexit…

En hausse de 13 % à l’issue du premier trimestre, le dynamisme de la demande placée de bureaux en Ile-de-France pourrait bien se voir renforcée par les conséquences du Brexit. Enfin ne manqueront pas de dire certains, car on en parle depuis près d’un an maintenant !

A ce sujet, Gérard Mestrallet, président d’Engie, interrogé par « Le Figaro » le 17 avril dernier en tant que président de Paris Europlace (à l’occasion de la tenue du forum annuel de Paris Europlace organisé à New York), précise : « très vite après le référendum, HSBC a annoncé qu’elle prévoyait de transférer 1 000 emplois à Paris. Puis, depuis octobre dernier, Bank of America Merrill Lynch, 400 traders ; JP Morgan va augmenter ses effectifs de 25 % à Paris ; Morgan Stanley installe 300 personnes. Les grandes banques françaises ont annoncé le transfert de 1 000 personnes. Dans le domaine de la gestion d’actifs, Schroeder, mais également les gérants français, Clerville Asset Management, Eleva, Smart Lenders redéveloppent leurs équipes à Paris. L’assureur Chubb a décidé de faire de Paris son centre européen. Tout cela représente déjà 3 000 à 4 000 emplois directs, soit environ 15 000 à 20 000 emplois au total. Paris fait ainsi deux fois mieux que Francfort »… Auparavant, Gérard Mestrallet avait mis en avant que « le régime des impatriés avait été amélioré de façon très substantielle par le gouvernement Valls et il devrait l’être encore davantage avec l’exonération de cotisation retraite pour les impatriés pendant six ans qui figurera dans la loi Pacte de Bruno Le Maire. Ce régime deviendra le plus favorable de toute l’Europe : un cadre international qui viendra de Londres à Paris paiera moins d’impôts à Paris »…

Un mouvement qui ne pourra que profiter à la demande de bureaux. C’est, d’ailleurs, ce que soulignait Ludovic Delaisse, directeur du département agence de Cushman & Wakefield, dans une interview exclusive publiée sur Immoweek.fr le 10 avril dernier, déclarant : « cette dynamique (du marché, ndlr) sera aussi très certainement alimentée par les besoins résultants du Brexit. Actuellement, Cushman & Wakefield conseille plusieurs utilisateurs dans ce cadre »… Déjà, Marie-Laure Leclercq de Sousa, à la tête de l’agence chez JLL, déclarait dans une interview exclusive du 2 mars dernier : « nous sommes très proches de nos collègues britanniques et suivons de près le mouvement du Brexit pour accueillir à Paris de nouveaux transfuges londoniens en « mid market » et en grands projets »…

Bref, si l’on ne peut que déplorer cette décision des Britanniques envers l’Europe, au moins le secteur de l’immobilier d’entreprise hexagonal (et pas que…) devrait-il en profiter !

Portrait

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