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JO 2024 : les impacts sur l’immobilier (Cushman & Wakefield)

- Le - par Jean-Baptiste Favier

Passée l’annonce officielle de l’organisation des jeux olympiques d’été de 2024 à Paris, le conseil immobilier Cushman & Wakefield s’est intéressé aux impacts potentiels de cet événement sportif mondial sur l’immobilier d’entreprise.

Premier impact direct de cette quinzaine sportive – qui doit avoir lieu du 2 au 18 août 2024 pour la JO et du 4 au 15 septembre pour les jeux paralympiques -, un " afflux de touristes sans commune mesure ", un " plus toujours bon à valoriser même pour la première destination touristique au monde qu’est Paris ". Premiers secteurs tertiaire ainsi concerné : " le secteur touristique et hôtelier ainsi que le commerce. Dans son dossier de candidature, Paris 2024 chiffre à 3,5 milliards d’euros bénéfices dans le secteur du tourisme ".

Cushman & Wakefield évoque les équipements sportifs et les infrastructures et avance que " la concomitance de l’accueil des JO 2024 avec la livraison partielle du super métro " Grand Paris Express " a, bien évidemment, joué en faveur de la candidature de Paris ". Et de mettre en garde sur les délais de livraison " des différents tronçons considérés (ligne 14 prolonger, nouvelles lignes 15, 16 et 17…) " à respecter.

Dans un " focus " sur le territoire de Seine-Saint-Denis, le conseil indique que la ville de Dugny (commune accueillant la partie méridionale de l’aéroport du Bourget) accueillera le village olympique et paralympique (17 000 lits) ainsi que le village des médias. A l’échelle départementale, " près de 1,5 million de m2 de bureaux neufs sont à l’état de projet, dont certains dotés d’une autorisation de construire, prêts à démarrer ". Et le conseil, évoquant l’effet accélérateur des JO et du Grand Paris, n’oublie pas le développement potentiel d’équipements commerciaux, " dont ceux de grande taille, comme ce fut le cas pour le gigantesque Westfield Stratford City (175 000 m2) à Londres par le promoteur Westfield ".

La société de conseil conclut avec le coût estimé des JO, " que le comité de candidature française a évalué à 6,8 milliards d’euros au total, soit plus de deux fois moins que celui de Londres pour les JO de 2012 ". Mais C&W met en garde : " l’inflation des budgets olympiques est de notoriété publique. Les 1ères estimations londoniennes s’élevaient autour de 4,5 milliards d’euros… L’équilibre financier de ce type d’opération est compliqué à trouver et à chiffrer : certaines études évoquent un rapport de 1 à 1,8 entre euro investi et euro gagné. Nous verrons comment Paris 2024 résoudra cette équation… "

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

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