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JO 2024 : les impacts sur l’immobilier (Cushman & Wakefield)

ActualitésTerritoires

le 14 Sep 2017

Passée l’annonce officielle de l’organisation des jeux olympiques d’été de 2024 à Paris, le conseil immobilier Cushman & Wakefield s’est intéressé aux impacts potentiels de cet événement sportif mondial sur l’immobilier d’entreprise.

Premier impact direct de cette quinzaine sportive – qui doit avoir lieu du 2 au 18 août 2024 pour la JO et du 4 au 15 septembre pour les jeux paralympiques -, un « afflux de touristes sans commune mesure », un « plus toujours bon à valoriser même pour la première destination touristique au monde qu’est Paris ». Premiers secteurs tertiaire ainsi concerné : « le secteur touristique et hôtelier ainsi que le commerce. Dans son dossier de candidature, Paris 2024 chiffre à 3,5 milliards d’euros bénéfices dans le secteur du tourisme ».

Cushman & Wakefield évoque les équipements sportifs et les infrastructures et avance que « la concomitance de l’accueil des JO 2024 avec la livraison partielle du super métro « Grand Paris Express » a, bien évidemment, joué en faveur de la candidature de Paris ». Et de mettre en garde sur les délais de livraison « des différents tronçons considérés (ligne 14 prolonger, nouvelles lignes 15, 16 et 17…) » à respecter.

Dans un « focus » sur le territoire de Seine-Saint-Denis, le conseil indique que la ville de Dugny (commune accueillant la partie méridionale de l’aéroport du Bourget) accueillera le village olympique et paralympique (17 000 lits) ainsi que le village des médias. A l’échelle départementale, « près de 1,5 million de m2 de bureaux neufs sont à l’état de projet, dont certains dotés d’une autorisation de construire, prêts à démarrer ». Et le conseil, évoquant l’effet accélérateur des JO et du Grand Paris, n’oublie pas le développement potentiel d’équipements commerciaux, « dont ceux de grande taille, comme ce fut le cas pour le gigantesque Westfield Stratford City (175 000 m2) à Londres par le promoteur Westfield ».

La société de conseil conclut avec le coût estimé des JO, « que le comité de candidature française a évalué à 6,8 milliards d’euros au total, soit plus de deux fois moins que celui de Londres pour les JO de 2012 ». Mais C&W met en garde : « l’inflation des budgets olympiques est de notoriété publique. Les 1ères estimations londoniennes s’élevaient autour de 4,5 milliards d’euros… L’équilibre financier de ce type d’opération est compliqué à trouver et à chiffrer : certaines études évoquent un rapport de 1 à 1,8 entre euro investi et euro gagné. Nous verrons comment Paris 2024 résoudra cette équation… »

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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