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L’Aspim plébiscite les « investissements socialement responsables »

ActualitésGreen & Innovations

le 19 Oct 2016

Les adhérents de l’Aspim ont adopté, au cours de leur dernière assemblée générale, à l’unanimité, la « Charte d’engagement en faveur du développement de la gestion ISR (investissement socialement responsable) en immobilier ».

L’association explique que « cette Charte, élaborée au sein d’un groupe de travail de l’Aspim, se divise en deux parties : une première qui est un exposé des grands principes à la source de l’ISR et applicables au secteur de l’immobilier et une seconde, sous forme d’un catalogue de bonnes pratiques déjà mises en œuvre par les professionnels de la gestion des fonds immobiliers ».

« Il existe, en outre, un lien naturel entre la sphère de l’ISR et la gestion en immobilier » commente Arnaud Dewachter, délégué général de l’Aspim. « En effet, le métier de gestionnaire de FIA en immobilier consiste à gérer les titres représentatifs de l’actif et du passif d’un fonds (fund management), ainsi que les immeubles détenus directement ou indirectement par ce même fonds (asset management). Distinctement de son confrère en charge d’une gestion d’actifs classique, il est le principal responsable de l’impact environnemental, social et de gouvernance de son activité professionnelle d’investisseur pour compte de tiers. De son activité va directement dépendre la performance énergétique des bâtiments, la transparence sur la remontée d’informations au bénéfice des investisseurs ou encore la qualité de vie des locataires sur leur lieu de travail ou de résidence ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Thierry Mouthiez

le 23/04/2018

Très cher Brexit…

En hausse de 13 % à l’issue du premier trimestre, le dynamisme de la demande placée de bureaux en Ile-de-France pourrait bien se voir renforcée par les conséquences du Brexit. Enfin ne manqueront pas de dire certains, car on en parle depuis près d’un an maintenant !

A ce sujet, Gérard Mestrallet, président d’Engie, interrogé par « Le Figaro » le 17 avril dernier en tant que président de Paris Europlace (à l’occasion de la tenue du forum annuel de Paris Europlace organisé à New York), précise : « très vite après le référendum, HSBC a annoncé qu’elle prévoyait de transférer 1 000 emplois à Paris. Puis, depuis octobre dernier, Bank of America Merrill Lynch, 400 traders ; JP Morgan va augmenter ses effectifs de 25 % à Paris ; Morgan Stanley installe 300 personnes. Les grandes banques françaises ont annoncé le transfert de 1 000 personnes. Dans le domaine de la gestion d’actifs, Schroeder, mais également les gérants français, Clerville Asset Management, Eleva, Smart Lenders redéveloppent leurs équipes à Paris. L’assureur Chubb a décidé de faire de Paris son centre européen. Tout cela représente déjà 3 000 à 4 000 emplois directs, soit environ 15 000 à 20 000 emplois au total. Paris fait ainsi deux fois mieux que Francfort »… Auparavant, Gérard Mestrallet avait mis en avant que « le régime des impatriés avait été amélioré de façon très substantielle par le gouvernement Valls et il devrait l’être encore davantage avec l’exonération de cotisation retraite pour les impatriés pendant six ans qui figurera dans la loi Pacte de Bruno Le Maire. Ce régime deviendra le plus favorable de toute l’Europe : un cadre international qui viendra de Londres à Paris paiera moins d’impôts à Paris »…

Un mouvement qui ne pourra que profiter à la demande de bureaux. C’est, d’ailleurs, ce que soulignait Ludovic Delaisse, directeur du département agence de Cushman & Wakefield, dans une interview exclusive publiée sur Immoweek.fr le 10 avril dernier, déclarant : « cette dynamique (du marché, ndlr) sera aussi très certainement alimentée par les besoins résultants du Brexit. Actuellement, Cushman & Wakefield conseille plusieurs utilisateurs dans ce cadre »… Déjà, Marie-Laure Leclercq de Sousa, à la tête de l’agence chez JLL, déclarait dans une interview exclusive du 2 mars dernier : « nous sommes très proches de nos collègues britanniques et suivons de près le mouvement du Brexit pour accueillir à Paris de nouveaux transfuges londoniens en « mid market » et en grands projets »…

Bref, si l’on ne peut que déplorer cette décision des Britanniques envers l’Europe, au moins le secteur de l’immobilier d’entreprise hexagonal (et pas que…) devrait-il en profiter !

Portrait

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