Chargement

retour Accueil > Green & Innovations > Actualités > L’Aspim plébiscite les « investissements...

L’Aspim plébiscite les « investissements socialement responsables »

ActualitésGreen & Innovations

le 19 Oct 2016

Les adhérents de l’Aspim ont adopté, au cours de leur dernière assemblée générale, à l’unanimité, la « Charte d’engagement en faveur du développement de la gestion ISR (investissement socialement responsable) en immobilier ».

L’association explique que « cette Charte, élaborée au sein d’un groupe de travail de l’Aspim, se divise en deux parties : une première qui est un exposé des grands principes à la source de l’ISR et applicables au secteur de l’immobilier et une seconde, sous forme d’un catalogue de bonnes pratiques déjà mises en œuvre par les professionnels de la gestion des fonds immobiliers ».

« Il existe, en outre, un lien naturel entre la sphère de l’ISR et la gestion en immobilier » commente Arnaud Dewachter, délégué général de l’Aspim. « En effet, le métier de gestionnaire de FIA en immobilier consiste à gérer les titres représentatifs de l’actif et du passif d’un fonds (fund management), ainsi que les immeubles détenus directement ou indirectement par ce même fonds (asset management). Distinctement de son confrère en charge d’une gestion d’actifs classique, il est le principal responsable de l’impact environnemental, social et de gouvernance de son activité professionnelle d’investisseur pour compte de tiers. De son activité va directement dépendre la performance énergétique des bâtiments, la transparence sur la remontée d’informations au bénéfice des investisseurs ou encore la qualité de vie des locataires sur leur lieu de travail ou de résidence ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

Chargement