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Le choix Immoweek : Eric Donnet « surfe »… sur les cycles immobiliers

ActualitésBureaux

le 22 Juil 2016

Pour ce choix Immoweek du vendredi consacré au « pro », la rédaction a souhaité mettre en avant un architecte… de l’offre ! Car dans un marché où les actifs de qualité se font souvent rares, notamment dans la zone très prisée du QCA parisien, les opérateurs qui lancent (ou ont lancé récemment) des produits neufs ou restructurés arrivent à point nommé. Et Eric Donnet, le directeur général de Groupama Immobilier, figure en bonne place !

C’est ce qui s’appelle savoir surfer sur les cycles de l’immobilier : savoir prendre la vague (de la demande des utilisateurs) au bon moment. Eric Donnet, qui tient les rênes de Groupama Immobilier depuis maintenant trois ans, a lancé – avec son équipe de plus de 100 collaborateurs – de nombreuses réhabilitations d’immeubles dans les quartiers de bureaux les plus prisés. N’y voyez aucun hasard dans ses deux nominations successives aux « Pierres d’Or » dans la catégorie « Managers »… en 2015 et 2016.

Dans une interview qu’il nous a accordée dans « Immoweek Tertiaire », il revient sur le pipeline complet de toutes ces opérations, notamment la dernière en date : « Window ». Cet ensemble, ex-« Elysées Défense », bénéficie d’une localisation « prime », face au Cnit, à côté de la Grande Arche, au-dessus des Quatre Temps… Mais surtout, ses 44 000 m2 sont en bonne voie pour être entièrement loués, près d’un an avant sa livraison. Une opération qui, pour notre « pro », représente l’accomplissement de ses équipes « développement » et « asset management », mais aussi un signe avant coureur de la santé du premier quartier d’affaires européen : « pour moi, La Défense a retrouvé, depuis maintenant 18 mois, la liquidité qui est la sienne, tant sur le marché de la location qu’à l’investissement ».

Mais ce n’est pas la nouvelle politique immobilière de l’assureur que de se reposer sur un « one shot » : « notre groupe a lancé l’année dernière, « Window » inclus, près de 600 millions d’euros de travaux en terme de projet d’investissement, soit six opérations » indique Eric Donnet, qui nous livre tous les projets en cours ou à l’étude (permis de construire à déposer ou en cours d’instruction) : de La Défense, on traverse la Seine en remontant la Grande Armée sur la place de l’Etoile, puis les Champs Elysées pour arriver dans le  secteur – bouillonnant en ce moment – de l’Opéra et Saint Lazare. Mais pour avoir tous les détails, lisez « Immoweek Tertiaire » ou consultez l’interview en ligne !

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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