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Le choix Immoweek : asset, property, facility managers… qui sera « Pierre d’Or 2018 » ?

ActualitésBureaux

le 12 Jan 2018

Qui emportera, le 31 janvier 2018, la « Pierre d’Or » dans la catégorie « Asset, Property, Facility Managers » ? Cinq acteurs majeurs du secteur ont été sélectionnés par le Jury des « Pierres d’Or » sont les lauréats potentiels. On vous les présente.

Frédéric Bôl (Swiss Life France)

Quand on est « chief executif officer » France, Belgique, Espagne, Portugal et Italie de Swiss Life Asset Managers, la place parmi les nommés aux « Pierres d’Or » est naturelle ; quand on est président de l’Aspim, elle l’est doublement ! A 57 ans, ce diplômé de la SFAF et de l’université Aix Marseille IH, venu de la banque et des assurances (Rothschild, Martin Martel, Prado Expargne, Prémalliance), Frédéric Bôl entre dans l’immobilier véritablement en 2007 en fondant Viveris Reim, devenu Swiss Life Reim (France) en 2014. Il occupe ses fonctions actuelles depuis 2016.

Raphaël Brault (AEW)

A 44 ans, Raphaël Brault continue son ascension inexorable. Diplômé de l’Essec, il commence en 2002 comme « head of real estate » structure & finance chez Morgan Stanley en 2002, fonction où il restera dix ans durant. Après un passage d’un an à l’Acofi comme responsable de la plateforme de fonds de dette immobilière, il devient en 2013 « head of institutional » division France d’AEW.

Karim Habra (LaSalle Investment Management)

Première nomination méritée pour ce « pro » d’envergure internationale de 42 ans (le benjamin de ce classement, donc), qui vient d’accéder au poste nouvellement créé de directeur général Europe continentale de La Salle Investment Management France. Karim Habra, sorti de Paris Dauphine, a démarré sa carrière au sein de GE Real Estate en 1998 devenant responsable de l’activité en Europe centrale, avant de rejoindre, en 2008, JER Partners en tant que directeur général. Chez LaSalle depuis 2012, il a occupé successivement les postes de directeur Europe centrale et président France.

Magali Michel (Foncia IPM)

Première nomination également pour la présidente de Foncia Institutional Property Management, Magali Michel, la seule femme de cette liste. Entrée dans l’immobilier dès sa sortie de l’université Paris-XII en 1996, elle est restée dans le même groupe, d’abord au GFF, devenu entretemps Icade, qui vend Icade Property Management à Foncia fin 2016. 2017 fut l’année de l’intégration, 2018 sera celle de la poursuite du développement !

Xavier Musseau (Hines)

Hines France continue sa progression, et son directeur général investment management, Xavier Musseau, y est bien sûr pour quelque chose. Diplômé de l’ISG, il a débuté sa carrière au sein du Crédit Lyonnais. En 2000, il rejoint le groupe Hines, où il parvient à ses fonctions actuelles en 2013.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 23/04/2018

Très cher Brexit…

En hausse de 13 % à l’issue du premier trimestre, le dynamisme de la demande placée de bureaux en Ile-de-France pourrait bien se voir renforcée par les conséquences du Brexit. Enfin ne manqueront pas de dire certains, car on en parle depuis près d’un an maintenant !

A ce sujet, Gérard Mestrallet, président d’Engie, interrogé par « Le Figaro » le 17 avril dernier en tant que président de Paris Europlace (à l’occasion de la tenue du forum annuel de Paris Europlace organisé à New York), précise : « très vite après le référendum, HSBC a annoncé qu’elle prévoyait de transférer 1 000 emplois à Paris. Puis, depuis octobre dernier, Bank of America Merrill Lynch, 400 traders ; JP Morgan va augmenter ses effectifs de 25 % à Paris ; Morgan Stanley installe 300 personnes. Les grandes banques françaises ont annoncé le transfert de 1 000 personnes. Dans le domaine de la gestion d’actifs, Schroeder, mais également les gérants français, Clerville Asset Management, Eleva, Smart Lenders redéveloppent leurs équipes à Paris. L’assureur Chubb a décidé de faire de Paris son centre européen. Tout cela représente déjà 3 000 à 4 000 emplois directs, soit environ 15 000 à 20 000 emplois au total. Paris fait ainsi deux fois mieux que Francfort »… Auparavant, Gérard Mestrallet avait mis en avant que « le régime des impatriés avait été amélioré de façon très substantielle par le gouvernement Valls et il devrait l’être encore davantage avec l’exonération de cotisation retraite pour les impatriés pendant six ans qui figurera dans la loi Pacte de Bruno Le Maire. Ce régime deviendra le plus favorable de toute l’Europe : un cadre international qui viendra de Londres à Paris paiera moins d’impôts à Paris »…

Un mouvement qui ne pourra que profiter à la demande de bureaux. C’est, d’ailleurs, ce que soulignait Ludovic Delaisse, directeur du département agence de Cushman & Wakefield, dans une interview exclusive publiée sur Immoweek.fr le 10 avril dernier, déclarant : « cette dynamique (du marché, ndlr) sera aussi très certainement alimentée par les besoins résultants du Brexit. Actuellement, Cushman & Wakefield conseille plusieurs utilisateurs dans ce cadre »… Déjà, Marie-Laure Leclercq de Sousa, à la tête de l’agence chez JLL, déclarait dans une interview exclusive du 2 mars dernier : « nous sommes très proches de nos collègues britanniques et suivons de près le mouvement du Brexit pour accueillir à Paris de nouveaux transfuges londoniens en « mid market » et en grands projets »…

Bref, si l’on ne peut que déplorer cette décision des Britanniques envers l’Europe, au moins le secteur de l’immobilier d’entreprise hexagonal (et pas que…) devrait-il en profiter !

Portrait

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