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Le choix Immoweek : Cambon/Saint-Honoré (Chanel) – « N°19 »

ActualitésCommerces

le 26 Mar 2019

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous vous présentons, « Cambon/Saint-Honoré » de Chanel, qui était nommé dans la catégorie « Programme ».

Avenue des Champs-Elysées, avenue Montaigne, rue du Faubourg Saint-Honoré, place Vendôme, boulevard Haussmann… Et rue Cambon.

Dans la géographie du luxe parisien, c’est une adresse connue : Coco Chanel a ouvert son premier salon de modiste en 1910 au 21, rue Cambon, avant d’annexer, au cours des années 1920, les numéros du 23 au 31, ce dernier correspondant toujours à l’immeuble qui héberge le siège de la maison Chanel et l’atelier de son directeur artistique emblématique, Karl Lagerfeld.

Au numéro 19, Chanel parachève sa conquête d’une rue également connue pour abriter la Cour des Comptes. Rejoignant la rue Duphot et la rue Saint-Honoré, un ancien couvent du 17ème siècle a été adjoint à deux autres bâtisses (datant du 18ème et du 19ème siècles) pour for- mer un gigantesque flagship de cinq étages et 3 000 m2, en calcaire couleur miel. Une œuvre signée Jean-Paul Viguier et Associés, avec Cap 5 Conseil comme maître d’ouvrage délégué. « Créer une cohérence entre les trois bâtiments était complexe, tout en préservant l’escalier d’époque et l’intégrer dans l’étage commercial » a expliqué à nos confrères du « Figaro Madame » l’architecte Peter Marino, chargé de la décoration intérieure.

La boutique n’est que calme, luxe et volupté : fleuri de camélias, fleur fétiche de la légendaire Coco, l’ensemble est lumineux, avec vue sur Notre-Dame de l’Assomption et les Tuileries. La décoration tient d’une liste à la Prévert : tapis métalliques, parquet clair à la Versailles, cabines d’essayage à murs laqués, rideaux brodés par Lesage, appliques en cristal et or par Goossens, fauteuils et canapés habillés de tweed, escalier central en calcaire de l’Oise, miroirs et, enfin, une sélection d’œuvres d’art par Peter Marino : lions en marbre de Carrare, paravent en laque de Coromandel, une sculpture à 14 mètres de hauteur, signée Gregor Hildebrandt à base de disques vinyles coupés, des masques japonais de l’époque Edo… La célébrissime maison a lancé, en 2018, une politique de flagships tous azimuts, avec New York, Séoul, Londres, Copenhague, Tokyo, Abou Dhabi et Copenhague… A l’ère de l’e-commerce, la beauté des enseignes n’est-elle pas ce qui doit pousser le client à franchir la porte ?

Arthur de Boutiny

La rédaction d'immoweek

Édito
par Arthur de Boutiny

le 25/04/2019

Le crowdfunding immobilier se porte bien en régions

Le crowdfunding, y compris pour l’immobilier, est devenu la coqueluche du financement, et même la panacée d’après certains. Mais comment celui-ci se porte-t-il en France, particulièrement en régions ? Fundimmo s’est associé à Hellocrowdfunding pour réaliser un baromètre régional du crowdfunding immobilier en 2018, auprès de 32 plate-formes, afin d’enquêter sur le marché…

Premier constat : les 32 acteurs interrogés ont collecté 185 millions d’euros pour 343 projets, soit une hausse de 83 % de la collecte et une augmentation de 56 % du nombre de projets par rapport à 2017. La progression se retrouve aussi pour les projets remboursés : 146 projets ont été remboursés pour une valeur de 55 millions d’euros. Avec un rendement annuel moyen de 9 % en 2018, le marché présentait au 31 décembre 2018 un taux de défaut de 0,67 % depuis 2012.

De même, la carte de France dressé par le baromètre régional montre que si la Bretagne, la Corse, le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté, la Normandie, les Hauts-de-France et les Drom ne sont pas couverts, ils s’avère que l’Ile-de-France (22 % des projets) n’a pas la primauté pour une fois, mais bien l’Auvergne-Rhône-Alpes (un quart des projets).

13 acteurs sont présents sur le marché local, bien que cinq d’entre eux accaparent 71 % de la collecte locale ; 47 millions d’euros ont été collectés en Auvergne-Rhône-Alpes (+161 % !, quasiment le double de la moyenne nationale). Le nombre de projets financés est passé en un an de 49 en 2017 à 85 en 2018 (+ 73 %). Le montant moyen par collecte était de 552 558 euros, soit une moyenne légèrement supérieure à celle nationale de 539 128 euros, avec une durée moyenne de placement de 23,3 mois ; 14,5 millions d’euros ont été remboursés dans la région (+ 190 %), soit 43 projets (+231 %), sans aucun défaut de remboursement avéré constaté en 2018. Néanmoins, les retards de remboursements supérieurs à 6 mois ont augmenté, représentant 5,5 millions d’euros, dont 4 millions d’euros pour un seul promoteur.

En comparaison, la Nouvelle-Aquitaine, qui représente 7 % du marché, a vu 12 plate-formes financer au moins un projet (71 % de la collecte accaparée par 6 acteurs), mais a connu une légère baisse tant sur le nombre de projets financés (25 projets en 2018, – 22 %) que sur les montants collectés (de 16,5 millions d’euros en 2017 à 11,9 millions d’euros en 2018). Les montants remboursés ont baissé de 7 % en 2017, même si 57 % des remboursements ont été anticipés, un taux supérieur à la moyenne nationale. Ce recul du crowdfunding immobilier fait figure d’exception dans une région néanmoins pionnière du crowdfunding immobilier.

Les Pays de la Loire (5 % du marché) accueille 7 acteurs, dont 4 ont assuré 88 % de la collecte locale, qui a représenté 12,1 millions d’euros en 2018 (+46 %), tandis que la taille moyenne des projets financés passe de 457 749 euros en moyenne en 2017 à 672 915 euros en moyenne en 2018. Le nombre de projets financés est quant à lui stable et connaît une légère hausse de 6 % entre 2017 et 2018 portant à un total de 18 projets. En 2018, 8 projets ont été remboursés pour un montant total de 4 millions d’euros soit une augmentation respective de 100% et 150% par rapport à 2017. On note également que 5 projets sur 8 ont été remboursés par anticipation.
Le crowdfunding immobilier donne le « la » en région, et donc dans l’ensemble de la France…

Portrait

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