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Le choix Immoweek : Ingrid Nappi-Choulet lance une filière Immobilier RICS internationale à l’Essec et deux nouvelles Chaires

ActualitésBureaux

le 04 Juil 2018

photo Gaël Dupret

La cloche a sonné et les vacances arrivent ! L’occasion pour la rédaction d’Immoweek de faire un point avec Ingrid Nappi-Choulet, titulaire la Chaire Immobilier et Développement Durable à l’Essec Business School. Toujours très active, la professeure lance une nouvelle filière internationale dédiée à l’enseignement du management, de l’économie et de la finance de l’immobilier, accréditée par la RICS et soutenue activement par sept mécènes, dont trois ayant rejoint la Chaire tout récemment. Elle lance, par ailleurs, deux nouvelles chaires de recherche. L’une sur le « workplace management » et l’autre sur le management du logement social. Ce « trois questions à » constitue le choix d’Immoweek consacré au « + » de la semaine !

La Chaire Immobilier et Développement Durable vient d’être ré-accréditée par la RICS, quels sont les enjeux pour l’Essec ?

Une délégation européenne vient, en effet, de ré-accréditer pour les cinq prochaines années la filière immobilier au sein de la grande école, que nous avions lancée en 2008 et qui est portée par la Chaire et ses mécènes. Nous en sommes très fiers car il s’agit, en Europe, du seul master en Management dédié à la profession immobilière. La grande majorité des programmes accrédités en Europe sont, en effet, des masters spécialisés immobiliers (nous en avons, par ailleurs, deux dans le groupe Essec) et non des masters en management comme l’est le programme classique de la grande école Essec. L’intérêt pour les étudiants admis sur concours et sur titre est majeur : ils peuvent bénéficier dans le cadre de leur cursus classique en formation initiale dans la grande école et de leurs études en management des entreprises, de toute une série de cours dédiés au management, à l’économie et à la finance de l’immobilier. Dès validé le cursus, axé par ailleurs sur l’éthique et la déontologie au service de la performance dans l’entreprise, ils peuvent alors s’inscrire directement en tant que stagiaires à la RICS.

Dans un contexte de globalisation des marchés, quelle est la visibilité de l’Essec sur ces sujets à l’international ?

Une autre particularité de cette formation est d’être financée par le mécénat de grands acteurs de l’immobilier. Nous ouvrons à la rentrée, avec l’arrivée de trois nouveaux mécènes (Gecina, Allianz Real Estate et la société Frey) qui viennent renforcer les partenaires historiques de la Chaire Immobilier (BNP Paribas Real Estate, le groupe Perial, Vinci Immobilier et Vinci Energie), un nouveau cursus de cours en anglais dédié aux étudiants internationaux (en double diplôme, en échange, admis sur titre) qui sont très intéressés et demandeurs des cours de management dédiés à l’immobilier que la Chaire organise depuis 17 ans à présent. Notre vision est de leur fournir, en tant que futurs manageurs d’entreprises, des enseignements dédiés à la ressource immobilière de l’entreprise, qui représente rappelons-le leur second poste de dépenses. Aussi, la Chaire Immobilier et Développement Durable n’est pas seulement une chaire dédiée à la connaissance d’une industrie à forte valeur ajoutée dans l’économie française, mais également une opportunité unique pour des étudiants dans leur cursus d’école de management, de maîtriser le management de l’immobilier de l’entreprise.

Comment les travaux de recherche de la Chaire s’inscrivent-ils dans les priorités des acteurs de la place immobilière parisienne ?

L’industrie immobilière est perpétuellement confrontée à de nouveaux enjeux économiques, financiers et sociétaux. Nous avons fait travailler nos étudiants cette année sur deux sujets en lien étroit avec nos partenaires mécènes et qui seront publiés sur le site de la Chaire dès la fin juillet : « Les nouveaux espaces de travail : une analyse critique » et « L’investissement privé dans le logement social : une nouvelle donne ? ». Devant l’intérêt des acteurs, je suis en passe d’incuber et de lancer deux nouvelles chaires de recherche au sein de l’Essec, l’une sur le « workplace management » et l’autre sur le management du logement social. L’approche managériale de notre recherche a d’ores et déjà séduit de nouveaux mécènes qui souhaitent anticiper et accompagner les grandes mutations de notre secteur. A travers ces chaires, l’école mobilise une équipe de chercheurs confirmés en lien avec le monde professionnel : je tiens beaucoup à ce que nos travaux soient d’application immédiate par le marché.

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 18/02/2019

Cher Paris...

« Avec des loyers qui atteignent 1 000 euros (HT, HC) du mètre carré dans les quartiers d’affaires, les entreprises se reportent sur le nord-ouest de Paris » : c’est ainsi que BureauxLocaux, qui se présente comme le « 1er site d’annonces immobilières pour les entreprises », titre son Baromètre semestriel de la demande de bureaux à louer à Paris et en petite couronne.

Ce Baromètre qui « analyse 1,6 million de recherches immobilières de dirigeants d’entreprises au 2ème semestre 2018″ souligne ainsi que « les loyers parisiens ont augmenté de 6,6 % en un an et affichent 457 euros (HT, HC) du mètre carré en moyenne. La barre symbolique des 1 000 euros (HT, HC) du mètre carré a été franchie pour certains biens exceptionnels proposés dans le 8ème arrondissement ». Sachant que, bien entendu, « à Paris, les arrondissements les plus recherchés au 2ème semestre 2018 sont le 8ème (12,3 % des recherches), le 9ème (10,1%), le 2ème (9,2 %), le 10ème(7,2 %) et le 17ème (7,2 %) ». BureauxLocaux précise que « quatrième de notre classement, le 10èmearrondissement confirme son statut de premier marché de report. Même si les loyers y ont augmenté de 11 % en un an, le loyer moyen affiché reste de 396 euros (HT, HC)/m2 dans le 10ème, soit 25 % moins cher que dans le 8ème »…

En petite couronne, « les loyers sont assez stables en banlieue parisienne où le marché est plutôt fluide. Les loyers y sont, en moyenne, deux fois moins élevés que dans la Capitale. La plupart des villes de petite couronne affichent des loyers inférieurs à 200 euros (HT, HC)/m2 ».

« Les PME néophytes en matière immobilière sont totalement désorientées par la pénurie actuelle de bureaux ! Le taux de vacance est plus que jamais orienté à la baisse (…) Dans la Capitale, il est même tombé à 2,5 % » souligne Sophie Desmazières, présidente et cofondatrice de BureauxLocaux, qui estime que « le marché de l’immobilier d’entreprise devrait rester très tendu en 2019 »…

Portrait

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