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Le choix Immoweek : la tour Hekla (Hines et AG Real Estate) – « Volcanique »

ActualitésBureaux

le 25 Mar 2019

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous vous présentons le lauréat dans la catégorie « Programme », la Tour Hekla signé Hines et AG Real Estate.

Rose de Cherbourg : c’est le joli nom du terrain de 1 800 m2 appelé à accueillir la nouvelle tour de bureaux conçue par Jean Nouvel pour Hines.

Situé en limite sud-ouest du boulevard circulaire de La Défense, ce terrain a la particularité de cœxister avec une fraction du périphérique qui sera conservée, mais transformée en anneau de promenade de 400 mètres, passant sous la tour. Réservé aux piétons et aménagé en jardin, il permettra aux occupants de vivre quelques instants au ralenti face au rythme trépidant de La Défense.

Le projet remonte à la signature d’un protocole avec l’Epadesa en juillet 2013. Déposé en 2015, le permis de construire définitif a été obtenu en avril 2016, sans recours. L’implantation d’un bâtiment de 76 000 m2 de surfaces utiles ne peut que susciter l’attention vigilante des associations de riverains, mais Patrick Bosque, directeur général adjoint de Hines (voir son portrait ici), y voit le succès du travail engagé en amont avec elles.

L’accès piéton de la tour sera double : soit côté haut sur l’esplanade, soit côté bas pour la façade sur l’avenue. Conscient que le projet va marquer l’environnement de nombreuses personnes, Patrick Bosque souligne l’importance du travail engagé avec la ville de Puteaux et l’Epadesa pour soigner les abords du bâtiment. Par sa hauteur (ses 48 étages culmineront à 220 mètres), la tour Hekla est appelée à changer la ligne d’horizon de La Défense.

« Le secret de la tour, c’est son noyau » confie le directeur général adjoint, qui explique avoir particulièrement soigné celui de la tour Hekla et choisi un noyau en croix, ce qui permet non seulement aux occupants d’avoir une circulation fluide, mais aussi un éclairage naturel à des paliers généreux.

Le promoteur a fait appel à Vinci comme entreprise générale et à de nombreux bureaux d’étude. L’aménagement de l’espace dans les plateaux sera très souple, car il n’aura pas de contrainte de faux-plafonds. Le plan d’étage courant est conçu pour pouvoir être utilisé de diverses manières : présenté en espace ouvert permettant d’accueillir 160 postes ; cloisonné en aménagements mixtes, pour 130 postes, ou encore disposé pour de nouveaux modes de travail comportant jusqu’à 380 places assises. Les bureaux auront une hauteur libre uniforme de 2,90 mètres, avec des trames de façade de 1,50 mètre et un accès à l’extérieur par des loggias.

Travaillant à un projet antérieur sur ce même terrain (mais qui n’a pas abouti), Patrick Bosque songeait déjà à un projet mixte, bureaux et locaux pour l’université Dauphine, ainsi qu’une résidence pour les étudiants, qui puisse contribuer à la mixité des usages sur le site de La Défense et diversifier les flux de ceux qui viennent pour travailler ou pour habiter. Le projet qui est en passe de voir le jour a repris cette vocation d’ouverture à la mixité d’usage puisqu’un immeuble voisin est programmé pour accueillir une résidence pour étudiants.

L’ensemble sera doté d’un hall sur deux niveaux qui permettra d’accéder à des espaces lounge. Il abritera des restaurants de trois catégories différentes et un auditorium, situé au-dessus de l’anneau. Plus près du sol, cet auditorium de 250 places sera, bien sûr, accessible aux occupants de la tour, mais il pourra, de plus, recevoir du public venu de l’extérieur. Ses façades vitrées lui assureront un éclairage naturel. Il sera donc d’usage mixte, pour accueillir événements d’entreprise, concerts ou manifestations culturelles.

Plus près des étoiles, du 46ème au 48ème étages, les espaces ouvrent sur de grandes terrasses destinées à des restaurants d’affaires. Surplombé d’une coiffe métallique de 20 mètres de haut, le 49ème étage abritera un jardin suspendu, également accessible pour des évènements.

L’immeuble est conçu pour bénéficier d’une gamme de labels de qualité : HQE, Leed, Effinergie, BREEAM, ainsi que du label Well, tourné sur le bien-être des utilisateurs.

Une étape a été franchie le 13 décembre 2017, lors de la vente de la tour à Amundi/ Primonial. L’étape suivante sera celle du choix de ses occupants, mais qui devront patienter jusqu’en 2022 pour pouvoir s’installer.

Pourquoi Hekla ? C’est le nom d’un volcan islandais et c’est aussi ce qu’évoquent les lignes de la tour en pans coupés qui vont renvoyer l’éclat du jour.

Bertrand Desjuzeur

La rédaction d'immoweek

Édito
par Catherine Bocquet

le 24/04/2019

Quand Cash attaque

Ca fait mal et même très mal aux HLM. Le reportage diffusé hier sur France 2 dans Cash Investigation, est une dénonciation en règle de dérives et malversations pratiquées par deux bailleurs sociaux et une Sem.

Une dénonciation qui jette l’opprobre sur tout un secteur avec une accroche sans appel : « loyers modérés pour business démesuré ». Bakchiches pour l’attribution de logements, commission d’attribution fantômes, sur-facturation de charges, logements laissés à l’abandon, appartements truffés de plomb, un inventaire sans limites avec comme fil conducteur la souffrance des locataires. L’auteur du reportage, Sophie Roland, n’a pas inventé ces dérives et actes illégaux ; ils existent hélas. Ils doivent être dénoncés et sanctionnés lorsque la loi le permet. Et elle le permet réellement. L’Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols), le « gendarme » comme on la surnomme, devrait y veiller et peut-être doit-elle être dotée de davantage de prérogatives. Une adresse email a été créée (controle@ancols.fr) pour permettre aux locataires qui le souhaitent de dénoncer les abus et on serait heureux de savoir combien l’Agence aura reçu de mails à la fin de l’année. Bref, le reportage à charge aura atteint son objectif : montrer le verre à moitié vide en oubliant hélas celui à moitié plein. Il est dommage en effet que quelques réserves n’aient pas été émises en préambule de l’émission. Elles auraient permis d’éviter le sentiment de « tous pourris » laissé à la fin du reportage. Dommage aussi de mélanger Sem et ESH, de ne pas évoquer le contexte actuel de réforme du secteur, de ne pas expliquer les divers modes de gouvernance, les différents conventionnements, les acteurs en présence…Bref, c’est la télé, mais des compléments d’enquête auraient été nécessaires. Le débat mené par Elise Lucet à l’issue du sujet, aura cependant ouvert la porte et élargi le propos. Un épisode 2 de ce Cash attaque serait bienvenu !

Portrait

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