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Le choix Immoweek : le « Sony Center » de Berlin acquis pour 1,1 milliard d’euros

ActualitésBureaux

le 04 Oct 2017

Les « deals » à un milliard d’euros (ou plus !) sont suffisamment rares pour qu’Immoweek en fasse son « Rendez-vous » du mercredi. Aujourd’hui, revenons sur la récente acquisition, par Oxford Properties et Madison International Realty, du grand complexe berlinois « Sony Center ».

SonyCenter_Berlin_3Il s’agit là d’un ensemble emblématique de la Potsdamer Platz berlinoise que les deux investisseurs ont acquis auprès du groupe NPS Korea. Composé de huit bâtiments distincts (dont la célèbre « Bahn Tower »), il totalise 112 000 m2 et s’étend sur près de trois hectares. Deutsche Bahn, Facebook, Sanofi, Sony, le gouvernement de Berlin ou encore WeWork sont les principaux locataires des 85 000 m2 de bureaux, aux côtés de LegoLand, IMAX et Cinestar pour les 20 000 m2 d’espaces commerciaux. L’ensemble compte également 67 appartements.

Cette opération, dont l’investissement s’élève à 1,1 milliard d’euros, doit être finalisée au cours du quatrième trimestre. Les cabinets CBRE et Greenberg Traurig ont conseillé Oxford et Madison et Freshfields Bruckhaus Deringer a représenté Madison. Hines a conseillé NPS Korea.

SonyCenter_Berlin_1« Faisant suite à la récente acquisition de l’immeuble « Window », à La Défense (Paris), pour un montant de 500 millions d’euros et avec cette première transaction à Berlin, les actifs sous gestion d’Oxford en Europe continentale s’élèveront à plus de 2,3 milliards d’euros, soit 40 % de la totalité de ses actifs sous gestion en Europe » précise Oxford Properties. Et cette branche immobilière d’Omers – le plan de pension des employés municipaux de l’Ontario – ajoute que son portefeuille européen comprend 17 actifs à Londres, Paris et Berlin, pour une valeur totale de 5,5 milliards d’euros. Dans le détail, « les actifs londoniens comprennent St James’s Market, le Post Building et London Wall Place ; King Edward Court et St Martin’s Court à Paternoster Square ; Watermark Place, MidCity Place, le Blue Fin Building ainsi que les numéros 130-137 et 48-50 sur New Bond Street. Les actifs parisiens comprennent Window, Paris Bastille, Avenue de France et Rue Blanche ».

SonyCenter_Berlin_4

Et Paul Brundage, vice-président exécutif et directeur général Europe d’Oxford Properties, conclut : « cette acquisition est en adéquation avec notre stratégie d’accroître nos actifs sous gestion à 5 milliards de dollars canadiens (3,4 milliards d’euros, ndlr) en Europe continentale d’ici à 2020, en concentrant nos efforts sur Berlin et Paris. Cette stratégie vient en soutien à notre engagement historique dans les secteurs des bureaux, commerces et le développement d’immeubles résidentiels au cœur de Londres. Finalement, l’acquisition du Sony Center donne à Oxford la possibilité de mettre en place une plateforme à Berlin avec une équipe présente sur le terrain ». Quel appétit !

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 20/07/2018

Patrick Braouezec, l’engagé

Certains élus sont tellement associés à « leur » pays d’élection qu’on ne les imagine guère vivre, agir ou travailler ailleurs.

Patrick Braouezec (merci de prononcer le nom « à la bretonne ») en est une magnifique illustration. Pensez donc : après avoir été 13 ans maire (sur tous les fronts) de Saint-Denis, député (dynamique) de Seine-Saint-Denis durant 19 ans, mais aussi incontournable président de Plaine Commune (la communauté d’agglomération, puis l’établissement public territorial) depuis 2005, celui que Luc Le Vaillant – autre breton… – appelait gentiment « un drôle de coco » dans un beau portrait de « Libération » en 1998, est un infatigable défenseur de « son » territoire. Et ses idées sont souvent intéressantes, novatrices ou tout simplement efficaces. Celui qui a tant plaidé pour le Stade de France expliquait ainsi en 2014 (au « Figaro Magazine » qui n’est pas son journal favori…) : « le football est le troisième lieu d’éducation ». Pas mal vu, non ? Présent dans tous les débats quand il s’agit de « son » département, il a été nommé vice-président du Conseil National des Villes au printemps.

Politique complexe (il a quitté le PCF en 2010, l’a rejoint à nouveau sept ans plus tard après avoir appelé à voter Emmanuel Macron… et s’en dire « déçu » après quelques mois), il conserve une ligne directrice claire : être le porte-parole d’une Seine-Saint-Denis difficile, attachante et pleine de projets.

Le voici maintenant nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, au siège laissé vacant par le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec (encore un Breton !). Il a donc damé le pion à un élu moins « consensuel » que lui : le président du conseil départemental des Yvelines Pierre Bédier. Même si le poste de président du conseil de surveillance de la SGP qu’il devrait obtenir lors de l’élection prévue pour début septembre, n’est pas le poste exécutif, nul doute que le bouillant Braouezec ne sera pas un président « de papier ». Et qu’il défendra – on peut lui faire confiance – les projets métropolitains (nombreux !) de son cher 93.

Portrait

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