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Le choix Immoweek : plus d’un milliard d’euros de promesses de dons pour Notre-Dame

ActualitésBureaux

le 17 Avr 2019

Le choix Immoweek de ce jour est consacré au chiffre de la semaine. En effet, deux jours après l’incendie qui a, en grande partie, détruit Notre-Dame de Paris, la mobilisation reste forte, qu’elle soit nationale ou internationale et plus d’un milliard d’euros de promesses de dons est enregistré à ce jour.

Ainsi, l’émoi qu’a suscité ce drame concernant l’un des plus beaux joyaux de la France, a conduit de grands noms de l’industrie française à se rassembler pour donner. Le montant estimé pour la reconstruction de la Cathédrale n’est évidemment pas connu. Ce qui est certain, c’est que la somme pourrait atteindre un chiffre important.
Le Président de la République souhaite que Notre-Dame soit reconstruite dans un délai maximum de 5 ans. Dans une interview sur France Inter de ce 17 avril, l’architecte Jean-Michel Wilmotte annonce que ce délai « est tout à fait tenable et que ce n’est qu’une question de choix technologique ». De nombreux spécialistes parlent plutôt de 10, 15, voire 20 ans de travaux et, notamment, la Fédération Française du Bâtiment.

Voici une liste, non exhaustive, des donateurs :

Bernard Arnault, Groupe LVMH : 200 millions.
La famille Bettencourt et L’Oréal : 200 millions.
La Fondation du Patrimoine recense 164 millions d’euros (dont 100 millions du Groupe Total). [chiffre mis à jour au 24 avril, Ndlr]
La famille Pinault : 100 millions (renonce à toute déduction fiscale).
La Ville de Paris : 50 millions.
La Fédération Bancaire Française annonce une enveloppe de dons (de la part des banques) s’élevant à environ 50 millions.
JC Decaux : 20 millions.
Le Conseil Régional d’Ile-de-France : 10 millions.
Martin et Olivier Bouygues (à titre personnel) : 10 millions.
Marc Ladreit de Lacharrière, Fimalac : 10 millions.
Henry et Marie-Josée Kravis, KKR : 10 millions.
AXA France : 10 millions.
American Express accorde un don de 500 000 euros pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris et lance un programme pour abonder les dons faits par les collaborateurs d’American Express en Europe.
Capgemini : 1 million.
L’Amif : 10 000 euros.

Groupama et la Caisse des Dépôts offriront les 1 300 chênes nécessaires à la reconstuction de la charpente.
Le groupe Vinci  annonce participer au financement de la reconstruction.
Le groupe Duval participera également à la reconstruction.
Michelin fera une donation dont le montant n’a pas été communiqué.
La Ligue du Football Professionnel apportera, elle aussi, son soutien, tout comme Apple.
Air France propose de faire voyager gratuitement toutes les personnes qui participeront à la reconstruction de la Cathédrale.
Enfin, de nombreuses entreprises, à l’image de Bouygues Construction et Saint-Gobain, mettront à disposition leurs salariés, dans le cadre d’un mécénat de compétences.

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Arthur de Boutiny

le 21/05/2019

Belfort : le lion fait crinière neuve

A l’heure de Notre-Dame de Paris et du Loto du Patrimoine, d’autres monuments bénéficient d’une remise à neuf, en l’occurrence d’un nettoyage décennal. C’est le cas du Lion de Belfort, l’autre grande oeuvre d’Auguste Bartholdi, père de la Statue de la Liberté. Erigé dans le chef-lieu du Territoire de Belfort, le monument dédié à la guerre franco-prussienne va voir le rose de son grès ravivé après un court chantier.

Construit de 1875 à 1880 et voulu pour commémorer le siège héroïque de la ville de Belfort mené pendant 103 jours par le colonel Denfert-Rochereau pendant la guerre de 1870-1871, le Lion de grès rose des Vosges, adossé au château de Belfort, est représenté couché, prêt à bondir, du haut de ses 11 mètres et de 22 mètres de long, tournant le dos à la frontière allemande, mais tenant dans ses griffes une flèche en direction du Rhin… Belfort étant, jusqu’en 1918, la seule ville d’Alsace restée sous contrôle français, un symbole fort était recherché. Monument historique depuis 1931, le Lion de Belfort a sa réplique, en cuivre martelé, place Denfert-Rochereau, dans le 14ème arrondissement de Paris. Une autre copie est installée à Montréal.

L’opération de réfection, estimée à 41 000 euros, voit un échafaudage recouvrir la sculpture sans peser sur elle. Le nettoyage est très méticuleux et doit aussi voir la réparation de joints abîmés. Avec les intempéries et la pollution, des mousses et du lichen se sont déposés sur la pierre et ont noirci progressivement le grès rose. Le Lion doit subir un nettoyage tous les dix ans environ, le dernier remontant à 2010, qui répond à un cahier des charges précis établi par la Direction régionale des affaires culturelles et des monuments historiques (Drac). La pression utilisée pour la pulvérisation des produits de nettoyage et de protection de la pierre est ajustée pour préserver son intégrité.

Normalement, le Lion de Belfort doit se présenter dans sa splendeur retrouvée à temps pour le Festival international de musique universitaire, prévu du 6 au 10 juin, et pour le départ de la 7ème étape du Tour de France (Belfort-Châlon-sur-Saône), le 12 juillet.
Le patrimoine historique n’est pas négligé en France…

Portrait

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