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Le choix Immoweek : Thierry Laroue-Pont (BNPPRE), un grand patron aux résultats toujours en hausse

ActualitésBureaux

le 08 Sep 2017

En ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « Pro », pourquoi ne pas lire les propos d’un très grand patron ? En effet, Thierry Laroue-Pont, président du directoire de BNP Paribas Real Estate, a répondu aux questions d’Immoweek dans le cadre d’une interview exclusive. Il relève un bilan « très positif » pour le groupe et, s’agissant du marché, parle d’une « fenêtre de tir historique » pour les investisseurs comme pour les utilisateurs… Pour un aperçu de l’immobilier vu par le dirigeant de BNP Paribas Real Estate, c’est par ici…

Dans cette interview, Thierry Laroue-Pont souligne un premier semestre record pour BNP Paribas Real Estate, marqué par de grandes livraisons : « les 62 000 m2 d' »Ecowest » livrés en juin à Levallois-Perret (92) avec L’Oréal comme utilisateur ; les 17 900 m2 de « Luminem » livrés en juillet à Bobigny (93), acquis par la CCMSA (Caisse Centrale de la Mutualité Sociale Agricole) ou encore la livraison fin avril des 16 100 m2 d' »Art & Fact », le nouveau siège social de PSA à Rueil-Malmaison (92). » Côté résidentiel le groupe a mis en chantier1 600 lots au premier semestre, pour un objectif de 2 400 lots sur l’ensemble de l’année.

Le président du directoire détaille également la stratégie du développement du groupe : « hors acquisition, notre plan 2020 vise à passer de 700 millions d’euros d’honoraires en 2017 à 850 millions en 2020, soit une croissance de 21 %. L’impact de l’acquisition au début de l’été du conseil britannique Strutt & Parker va nous faire passer, mécaniquement, à plus de 950 millions d’euros. Bref, le milliard n’est plus très loin… Nos moteurs de croissance consistent à passer à 34 milliards d’euros d’actifs sous gestion en investment management, contre 24 milliards actuellement. Sur la partie conseil et property management, nous souhaitons continuer à nous renforcer sur les segments alternatifs aux bureaux (commerce, hôtellerie) et à muscler notre offre de services en Espagne, Italie, Belgique, Pays-Bas et Irlande. Et en promotion, à lancer 1 000 logements supplémentaires et poursuivre notre stratégie de réalisation de projets mixtes en Ile-de-France et dans certaines métropoles régionales. Nous comptons également développer notre activité de promotion en Europe avec des opérations majeures, notamment avec BNP Paribas en tant qu’utilisateur ».

L’intégralité de l’interview est à retrouver sur le site d’Immoweek ou dans la lettre de cette semaine.

Des résultats toujours en hausse pour un groupe leader, souvent récompensé aux « Trophées Logement & Territoires » comme aux « Pierres d’Or », dont les prochaines éditions se tiendront, respectivement, le 15 novembre dans les Salons Hoche et le 31 janvier 2018 à… l’Opéra Garnier.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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