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Le logement fait monter les revenus d’Altarea Cogedim

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le 26 Juil 2018

Le groupe Altarea Cogedim a fait nettement monter ses recettes à plus d’un milliard d’euros au premier semestre grâce à ses ventes de logements, mais a vu son bénéfice net décliner.

« Les positions solidement acquises au coeur des grandes métropoles expliquent notre succès, qui se décline sur l’ensemble de nos métiers » assure Alain Taravella, président du groupe. « Nos ventes d’appartements ont ainsi continué à progresser dans un marché en légère baisse. »

Le chiffre d’affaires s’est accru de quelque 20 % par rapport à la même période de 2017.

Il s’établit à 1,1 milliard d’euros, un montant largement dominé par le logement, que ce soit au niveau du montant – près de 800 millions – ou de la progression : un bond d’un quart par rapport au début 2017.

Néanmoins, le groupe subit une nette baisse de son bénéfice net qui chute de plus de moitié à 72,3 millions d’euros. Son bénéfice net récurrent, qui est plus représentatif de ses activités de foncière car il reflète les performances plutôt que les fluctuations de valeurs des actifs, s’inscrit, en revanche, en hausse de plus de 7 %.

Dans le logement, où le marché du neuf donne des signes d’essoufflement avec un recul des mises en chantiers ces derniers mois, Altarea Cogedim, surtout actif comme promoteur, dit avoir été épargné grâce à sa faible exposition au marché des maisons individuelles.

Le groupe, qui revendique un positionnement diversifié au-delà du logement et centré notamment sur les centre-villes, fait, par ailleurs, état de revenus en nette hausse dans l’immobilier d’entreprises, marché actuellement très en forme, mais qui stagnent dans les commerces.

Quant à ses projets, Altarea Cogedim en revendique pour près de 18 milliards d’euros, une hausse par rapport au premier semestre 2017. Il a notamment remporté en janvier l’aménagement d’un quartier à Nice et, en juin, un projet engagé à Marne-La-Vallée par la filiale immobilière d’Euro Disney.

En revanche, il vient d’échouer à remporter le projet de réaménagement de la gare du Nord, destiné à tripler sa surface, que la SNCF a préféré allouer à Ceetrus, la foncière d’Auchan. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 27/07/2018

Vacances : j’oublie tout (ou presque)…

Avant la rupture du mois d’août, grande tradition hexagonale qu’Immoweek respecte en interrompant ce « 13 heures » jusqu’au 20 août, il n’est pas inutile de dresser un bilan, rapide, de la situation des marchés et des professionnels qui les font vivre. On a déjà eu l’occasion de le constater : le secteur immobilier vit actuellement une forme de schizophrénie ou, si l’on préfère, joue en même temps à Jean qui rit et Jean qui pleure. Côté larmes, on sent pointer l’inquiétude de la FFB avec tous les acteurs concernés, promoteurs au premier rang, analysant la baisse des mises en chantier, dans le secteur social comme dans celui des maisons individuelles. Le monde HLM, majoritairement, soumis à une réforme qui va tailler dans les structures, changer les mécanismes, est aussi inquiet. Côté joies, on comptera bien sûr le monde de l’immobilier d’entreprise, qui dans la promotion comme dans l’investissement, dans la location (avec le meilleur 1er semestre depuis 10 ans !) comme dans la gestion voit la vie en rose.

Mais cette situation, différenciée, n’est pas si facile à présenter- on allait dire à défendre !- aux pouvoirs publics, aux responsables de la Cohésion des territoires, comme à Bercy, toujours là pour serrer les cordons de la bourse. Car les résultats des promoteurs sont excellents (nous ne reprendrons pas la litanie des chiffres 2017, souvent records), ceux des foncières également (même si la Bourse ne leur est pas favorable en ce moment) et les innovations, les start-ups, les nouvelles générations sont de plus en plus présentes, parfois au premier plan. Bref, le secteur ne dort pas et n’a pas dormi. On peut être certain qu’après ces quelques jours, nous retrouverons un secteur en pleine rénovation – le mot est choisi. Comme toujours, les mutations seront parfois difficiles, et même douloureuses : espérons en commun que les nuages iront en s’éclaircissant, même dans le secteur HLM. Et que nous pourrons collectivement tout oublier (ou presque) pendant ces vacances que nous vous souhaitons belles, reposantes ou au contraire dynamisantes, en tout cas heureuses.

Portrait

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