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Les futurs managers et leurs espaces de travail

ActualitésBureaux

le 05 Sep 2016

La Chaire Immobilier et Développement Durable de l’Essec, sous la direction du professeur Ingrid Nappi-Choulet, a réalisé une enquête* sur la manière dont les étudiants d’une grande école de commerce imaginent leur bureau de demain.

Quatre enseignements majeurs ressortent de cette enquête :

  • la fin programmée du bureau classique au profit des modèles les plus innovants. Il n’a la préférence que de 13 % des répondants. 23 % des sondés se voient bien travailler dans des cafés ou chez eux. 22 % s’imaginent dans un espace naturel et 17 % se voient au sein d’un bureau high-tech. « Pour autant, l’extrême inverse du bureau classique, que l’on pourrait appeler « à la google », est loin de remporter tous les suffrages. En effet, si 57 % se montrent élogieux à leur égard, 31 % émettent des réserves ». Les 12 % restants portant un regard « franchement négatif sur ces espaces ». L’open-space conserve une certaine attractivité. Le bureau en tant que lieu physique fixe a encore de beaux jours devant lui, car pour 87 % des sondés, aller au bureau n’est pas, en 2016, une habitude obsolète ;
  • les tiers-lieux : un pébliscite à nuancer fortement. Ils sont souvent considérés comme les espaces de travail de demain. 70 % des répondants s’imaginent travailler dans un tiers-lieu à leur sortie d’école. 41 % marquent leur intérêt pour les espaces lounge et les cafés, loin devant leur domicile (28 %) et les transports (11 %) ;
  • Paris reste LE lieu du travail. 60 % des personnes interrogées affichent leur attirance pour la Capitale.
  • l’importance croissante du végétal. 83 % des sondés mettent en avant que la présence du végétal est importante. 61 % accordent un intérêt à la présence de toitures et de façades végétalisées et 60 % à la présence d’espaces verts individuels à entretenir par le salarié (potager par exemple…). Enfin, 46 % des personnes interrogées ne sont pas indifférentes aux labels environnementaux.

* Echantillon de 414 étudiants des programmes Grande Ecole et Mastères spécialisés de l’Essec. 58 % sont des femmes et 83 % ont déjà travaillé plus de trois mois dans un immeuble de bureau. Cette enquête a été menée en ligne du 24 mai au 20 juin 2016.

Mon Bureau de demain II

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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