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Les OPCI représentent 78 Mds€ d’actifs sous gestion en France (Aspim et AFG)

ActualitésFinance & Bourse

le 07 Déc 2017

« Avec un actif brut global sous gestion de plus de 78 milliards d’euros à fin 2016 contre seulement 35 milliards trois ans plus tôt, les OPCI, qu’ils soient « grand public » ou professionnels, ont manifestement répondu à l’attente des investisseurs » font valoir l’Aspim (Association Française des Sociétés de Placement Immobilier) et l’AFG (Association Française de la Gestion Financière) dans la deuxième édition d’une étude de marché des OPCI en 2017, réalisée avec le concours de l’IEIF.

Dans leur analyse, les deux associations passent en revue les différents types d’organismes de placement collectif immobilier. Ainsi, « la croissance de l’encours des OPCI destinés aux particuliers – 10,4 milliards d’euros à fin 2016, contre 1,2 milliard en 2013 – démontre que ce véhicule a trouvé toute sa place dans l’épargne des particuliers, notamment au travers des contrats d’assurance-vie, et contribue à la diversification de leur patrimoine sur la base d’un actif réel ». Du côté des investisseurs institutionnels, ils « se tournent davantage vers les véhicules professionnels (OPPCI), qui leur permettent d’augmenter leur exposition sur le marché immobilier français. Ainsi, leur actif brut s’élève à 67,7 milliards d’euros à fin 2016 (contre 33,4 milliards à fin 2013), réparti quasi intégralement dans de l’immobilier détenu directement ou indirectement à travers des participations contrôlées ».

Cette dynamique en faveur des véhicules professionnels se retrouve également dans le nombre de véhicules en activité : 279 OPPCI à fin 2016 (soit quasiment le double de 2013) et 13 OPCI « grand public ». « Le nombre de sociétés de gestion de portefeuilles (SGP) disposant d’un agrément pour gérer des actifs immobiliers est, quant à lui, passé de 68 en 2013 à 101 à fin 2016 » ajoute l’Aspim.

L’association compare ensuite les stratégies d’acquisition des OPCI. Et là, une constante en trois ans : la stratégie d’investissement « reste ciblée sur des actifs « core » et « core+ » afin de sécuriser les rendements tout en limitant la volatilité. La France reste le marché le plus attractif pour les gestionnaires d’OPPCI, tandis que les OPCI « grand public » enregistrent une diversification de leur patrimoine à l’étranger, essentiellement en Europe, leur permettant de bénéficier des différents cycles économiques domestiques. On note, en outre, l’ouverture de ces deux types de véhicules à des typologies d’actifs immobiliers alternatifs telles que la santé, l’hôtellerie ou la logistique. Le secteur des bureaux reste toutefois majoritaire ».

Pierre Bollon, délégué général de l’AFG, et Arnaud Dewachter, délégué général de l’Aspim, saluent conjointement « le très remarquable parcours des OPCI depuis une décennie, qui est un signe supplémentaire de l’attente des investisseurs, quel que soit leur type, vers un actif tangible, de long terme et géré suivant les standards les plus exigeants de la régulation. Cette montée en puissance doit être appréciée par les pouvoirs publics comme une source croissante de financement des besoins immobiliers de l’économie et de la société françaises ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Arthur de Boutiny

le 19/07/2018

L’acquisition : du rêve à la réalité…

La France fait partie des pays où la culture et la société promeuvent l’acquisition du logement comme signe de réussite sociale et étape cruciale dans la vie. Dans ce contexte, comment se déroule la recherche de la perle rare qui saura décider l’acquéreur potentiel ? Le Crédit Foncier s’est penché sur la question pour la cinquième année consécutive, en interrogeant près de 5 000 ménages qui ont essayé, ces douze derniers mois, d’acquérir un logement.

73 % des personnes interrogées recherchaient une maison plutôt qu’un appartement, en particulier dans le Nord-Ouest et le Nord-Est de la France. Bien entendu, tout dépend des communes dans lesquelles on recherche : ce désir est partagé par 88 % des futurs acquéreurs dans des communes de moins de 5 000 habitants, contre 36 % dans les villes de 100 000 habitants.

Parmi les critères essentiels, 70 % des interrogés mentionnent l’emplacement, ainsi que la superficie ; 67 %, le nombre de pièces ; la proximité des transports en commun est primordiale en Ile-de-France, tandis que l’exposition du logement et la vue dont il dispose l’emportent dans le Sud de la France. La proximité des écoles est un critère dont la pertinence augmente ou décroît selon la situation familiale des sondés.

Les motivations essentielles des primo-accédants sont d’être chez soi (74 % des citations) et de ne plus verser des loyers à fonds perdu (69 %) ; celles des secundo-accédants, de disposer d’un logement plus grand (34 %) et de changer d’environnement (36 %).

Qu’en est-il  après un an de recherche ? 65 % des sondés ont fait l’acquisition d’un logement (contre 53 % lors du même sondage réalisé en 2014), 27 % recherchent toujours et 8 % ont renoncé. En moyenne, les acheteurs attendent 4,7 mois (7 mois en 2014) avant de signer un compromis. Lorsqu’ils ont conclu leur achat, les ménages ont visité en moyenne près de 6 biens. Cette durée varie en grande agglomération avec 4,1 mois pour 6,5 biens visités. 64 % des Français ont utilisé Internet pour leur recherche, que ce soit pour consulter les annonces, rechercher un financement et évaluer le marché, et ce pourcentage monte à 79 % à Paris et en petite couronne.

Dans la réalité, un acquéreur sur cinq (18 %) est allé au-delà du budget qu’il s’était fixé avec un dépassement moyen de 13 % ; c’est en Ile-de-France que la nécessité d’aller au-delà du budget initial est la plus importante.

Pour 49 % des acquéreurs, la transaction s’est faite après avoir obtenu une baisse de prix. Hors budget, 42 % des acquéreurs ont fait des concessions par rapport à leurs critères initiaux. Les principales concessions portent sur la taille du logement (28 % disent avoir acheté un logement plus petit qu’espéré), sur l’éloignement géographique (22 % disent s’être éloignés du lieu où ils souhaitaient acheter), sur une surface moindre de terrain ou jardin (19 %), le renoncement à un parking (19 %), le renoncement à l’absence de travaux à effectuer (19 %) ou encore l’exposition du bien (11 %). Les Franciliens, en particulier, sont les moins exigeants, avec 52 % de concessions à Paris et petite couronne, contre 38 % dans le Nord-Est de la France.
La preuve, s’il en fallait, que l’acquisition demeure un parcours du combattant…

Portrait

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