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Location de bureaux : toujours plus dynamique…

ActualitésBureaux

le 16 Avr 2018

Tous les conseils s’intéressent de près au coworking. Récemment, Savills annonçait le lancement, en France, de sa plate-forme Workthere dédiée aux espaces de coworking disponibles sur l’ensemble du territoire (voir notre Immomail du 5 mars dernier). Et, la semaine dernière, Cushman & Wakefield annonçait le recrutement d’Emma Swinnerton en qualité de « head of flexible leasing solutions EMEA ».

Cette ex-directrice commerciale de « Spaces & new formats » chez Régus aura, dans ces nouvelles fonctions, « un rôle de conseil axé sur le marché des bureaux flexibles et coworking ». Et le conseil de rappeler que « compte tenu de l’évolution rapide de ce secteur et de sa maturité, Cushman & Wakefield anticipe que chaque bâtiment multi locataires de grande taille inclura, désormais, un espace de travail flexible, les propriétaires cherchant à tirer profit de cette demande croissante tout en répondant aux besoins de leurs occupants potentiels ». Il est vrai que tous les spécialistes relèvent que le coworking participe, actuellement, largement au dynamisme de la demande, en particulier dans Paris. JLL souligne, d’ailleurs, à propos des grandes transactions réalisées au 1er trimestre en Ile-de-France que si « le secteur de l’industrie domine sur ce segment de marché avec 40 % des volumes placés via 5 transactions, suivent les sociétés du secteur financier (6 transactions), la communication-création (2 transactions) » et « les services immobiliers avec 4 transactions, toutes aux mains d’opérateurs d’espaces de coworking ». Et l’on dit, actuellement, que des sociétés de coworking, en l’occurrence WeWork et Spaces, seraient au coude à coude et en négociations pour prendre pied dans Paris Rive Gauche…
Autre récente bonne nouvelle pour le marché de la location de bureaux : les résultats d’une enquête de Pôle emploi selon lesquels les entreprises anticipent 2,3 millions de recrutements cette année, un chiffre en augmentation de plus de 18 % sur 2017. Surtout, si tous les secteurs sont concernés, 63 % de ces projets de recrutements concerneraient celui des services…
Autant d’évolutions qui viennent renforcer les anticipations des grandes sociétés de conseil qui tablent, pour 2018, sur une demande placée autour de 2,5 millions de mètres carrés en Ile-de-France cette année, voire supérieure, Bref, comme sur le marché de l’investissement, ce n’est plus la demande qui semble poser problème sur le marché locatif, mais plutôt l’offre, « la dynamique du marché (locatif, ndlr) pouvant toutefois subir les effets du manque d’offre disponible » comme le relève JLL…

Thierry Mouthiez

Directeur de la rédaction

Édito
par Arthur de Boutiny

le 24/04/2018

HQE, BREEAM, Leed et consorts…

Lancé en novembre, le label Intairieur se propose de mesurer et contrôler la qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments. « On sait désormais que l’air intérieur est cinq à dix fois plus pollué qu’à l’extérieur (…) et est responsable de près de 20 000 décès prématurés par an en France, tandis qu’on estime à 19 milliards d’euros son coût socio-économique ». Ce protocole de valorisation de la qualité de l’air intérieur va être repris par Bouygues Immobilier pour son programme « Oreka », à Bayonne (64). On le voit, les labels et autres certifications deviennent de plus en plus nombreux et, pour le commun des mortels comme pour les professionnels, il devient difficile de s’y retrouver.

Acermi, BBCA, BiodiverCity, Biosourcé, BREEAM, CSTBat, Eco Artisan, Effinergie, Habitat et Environnement, Leed, Minergie, NF HQE, Passivahaus, Qualitel, Well… Citer les quelque 4 000 normes se rapportant au bâtiment serait fastidieux et tiendrait de la liste de Prévert, mais le Grenelle de l’Environnement, la Cop21 et l’Accord de Paris ont fortement favorisé la multiplication des certifications, qui sont pour près de 98 % d’entre elles d’application volontaire et résultent d’une stratégie. Une trinité se détache néanmoins : HQE, BREEAM et Leed.

Outre les questions de chauvinisme, entre la norme française HQE, l’anglaise BREEAM et l’américaine Leed, il y a, bien sûr, le souhait d’attirer des entreprises internationales dans les bureaux. HQE se focalise sur l’éco-construction, l’éco-gestion, le confort et le santé et permet de bénéficier des labels d’Etat de HPE (haute performance énergétique) et BBC (bâtiment basse consommation) ; délivré par Certivéa, il est bien plus cher que celui de ses concurrentes, un coût à relativiser par rapport aux coûts d’investissements mobilisés sur ces projets. BREEAM se focalise, quant à elle, sur 10 thématiques environnementales, rend obligatoire le recrutement d’un écologue et a pour elle un process de certification allégé et un coût bas. Quant à Leed, encore timide dans l’Hexagone, elle a pour elle une saisie du dossier simple sur une plate-forme en ligne, mais a contre elle des références, des normes et des produits peu reconnus en Europe, tout en rendant incontournable le « commissioning » : ce processus d’assurance de la qualité, qui s’étend sur toute la durée des étapes de développement, réalisation, mise en service et exploitation du bâtiment, est un pré-requis pour l’obtention de la certification. Les sujets traités par ces certifications étant les mêmes, les acteurs de l’immobilier choisissent de plus en plus souvent la triple certification.

Si les certifications tiennent de la forêt vierge, il faut néanmoins remarquer que leur emploi de plus en plus massif est une preuve évidente de l’intérêt des professionnels de l’immobilier pour le développement durable et une adéquation des bâtiments à de tels objectifs… Comme si la complexité des labels était proportionnelle à celle du défi de l’écologie…

Portrait

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