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Perial Asset Management acquiert « Horizon Défense », à Suresnes (92)

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le 13 Mai 2019

Perial Asset Management a acquis, pour le compte de ses SCPI PF Grand Paris et PFO2 et auprès d’un fonds géré par UBS Immobilier France,...

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Édito
par Catherine Bocquet

le 17/06/2019

Ubérisation de l’immobilier : la Fnaim fait de la résistance

Il y a environ un mois, la société « De Particulier à Particulier » (PAP) lançait une offensive marketing en direction des vendeurs de logements en leur proposant une offre d’accompagnement à prix forfaitaire : « Mieux qu’une agence ».

Un nouveau « package » prévoyant une estimation du prix de vente, une visite en 3D du logement (pour laquelle un photographe professionnel est envoyé par PAP) et… un filtrage des demandes des acheteurs qui se manifestent et souhaitent visiter, non plus en ligne, mais physiquement, le logement. Coût de cette prestation globale : 690 euros. Une annonce qui a été vécue par la Fnaim comme un déclencheur des hostilités avec, à la clé, une assignation devant le tribunal de commerce de Paris pour « dénigrement et exercice illicite de la profession ». « Dénigrement », parce que la présidente de PAP, Corinne Jolly, dans une interview sur « France Info », a lâché un « oui » en réponse à la question « vous voulez la mort des agences ? », considérant que les « commissions d’agences sont jugées exorbitantes », supérieures en moyenne, considère PAP, de 17 fois au tarif forfaitaire de son offre « Mieux qu’une agence ». Un intitulé qui joue (un peu/beaucoup) la provocation et a évidemment énervé la Fnaim, laquelle reproche également à la société l’exercice illicite du métier d’agent immobilier, sans détention d’une carte. Ce à quoi la présidente de PAP rétorque dans un communiqué : « pour se défendre, la Fnaim prétend donc que nous exercerions ainsi l’activité d’agent immobilier. Sauf que PAP n’a pas de mandat de vente et PAP n’est pas un intermédiaire entre le vendeur et l’acquéreur. Nous sommes très clairs : le vendeur réalise les visites et gère la négociation directement avec l’acquéreur. Nous ne faisons pas la vente à sa place et nous l’assumons, car nous défendons, depuis notre création, l’idée de laisser les particuliers garder la main sur leur vente ».

Et d’avancer un argument dont on verra s’il fait mouche devant les juges : « via cette assignation, la Fnaim veut donc tout simplement empêcher qui que ce soit d’innover sur le marché immobilier. Elle veut interdire aux particuliers de bénéficier de nos services. Pour quelle raison ? Au moins sur ce point, la Fnaim est claire : « pour défendre les agents immobiliers » ».

Au delà de cette joute entre deux acteurs du monde de l’immobilier, se pose la question de la révolution imposée par la connaissance et le traitement de la data. L’ubérisation du monde de l’immobilier est en marche, elle est inéluctable. Il n’est pas certain que la posture défensive soit la seule et, surtout, la meilleure réponse à apporter…

Portrait

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