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« Pierres d’Or 2018 » : les 10 présélectionnés par catégorie

ActualitésBureaux

le 09 Nov 2017

Le Jury des « Pierres d’Or  2018 », présidé par Philippe Pelletier et Pascal Bonnefille,  s’est réuni ce jeudi 9 novembre et a procédé à la présélection de 10 noms par catégorie.

Le 16 novembre prochain, le Jury se réunira à nouveau et déterminera, à partir de cette présélection, les 5 nommés retenus dans les 10 catégories : « Promoteurs » ; « Conseils » ; « Asset, Property, Facility Managers » ;  « Investisseurs » ; « Managers » ; « Utilisateurs » ; « Jeunes Talents » ; « Programmes » ; « Green et Innovations » et « Professionnel(le) de l’Année ».

Cette dernière sélection sera ensuite soumise à votre vote dès le 17 novembre !

Résultats le 31 janvier 2018, à l’Opéra National de Paris,  où « Les Pierres d’Or » fêtent leurs 20 ans avec les grands professionnels d’aujourd’hui et de demain !
Renseignements sur les tables d’honneur : patricia.mouthiez@immoweek.fr – 01 42 33 90 22
Renseignements sur les dîners individuels : sdebray@immoweek.fr – 01 42 33 90 37

A noter : « Les Pierres d’Or » et « Immoweek » soutiennent l’Institut Gustave Roussy dans le cadre de la campagne « guérir les enfants du cancer au 21ème siècle ». Un bulletin de don sera, prochainement mis en ligne, si vous souhaitez soutenir cette cause.

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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