Chargement

retour Accueil > Green & Innovations > Actualités > Quand les super-mobiles changent la donne…

Quand les super-mobiles changent la donne…

ActualitésGreen & Innovations

le 08 Juin 2018

La passionnante étude Paris Workplace, réalisée par la Société Foncière Lyonnaise, avec l’Ifop (et qu’Aude Grant, directrice générale adjointe de SFL et deux fois –déjà !- « Pierre d’Or », commentera, lundi prochain, lors du « 12 minutes Immoweek » sur Radio Immo) s’attaque cette année à un sujet crucial, dont les conséquences immobilières sont considérables : la mobilité. Et l’on est servi en matière de données à analyser.

Bien sûr, intuitivement, chacun savait bien que plus on passe de temps en transport, moins on se sent bien au travail. Certes, on se doutait que celles et ceux qui ont plus de 40 minutes de trajet restent moins longtemps à leur poste : 16 minutes par jour nous dit le sondage (soit, tout de même, une semaine par an !). Certes, on pouvait « sentir » que la « fidélité » à l’entreprise était corrélée à la longueur du déplacement (48 % se voient bien dans la même entreprise dans les cinq ans à venir quand ils ont moins de 20 minutes de trajet… 37 % seulement quand ils mettent plus d’une heure pour aller au travail)…

Mais les enjeux politiques, et notamment ceux relatifs aux choix municipaux, et plus largement ceux du Grand Paris, apparaissent en filigrane. Près des ¾ des salariés ayant plus d’une heure de trajet estiment, en effet, que les « transports publics se sont dégradés au cours des dernières années », contre 56 % pour la moyenne des personnes interrogées. La perception des « mesures prises pour réduire la place des voitures individuelles à Paris » est aussi un indicateur fort. Si l’impact en est jugé positif (à 47 %) pour le niveau de pollution, il n’en n’est pas de même pour les « conditions de travail » (50 % d’avis négatifs) et plus encore pour la performance des entreprises (18 % seulement d’avis positifs). Pour autant, les salariés ne plébiscitent nullement la voiture individuelle, mais beaucoup plus bus et tramways (42 %) et covoiturage (21 %) qu’ils appellent de leurs voeux. Des chiffres qui ne pourront faire que réfléchir à l’Hôtel de Ville, et ailleurs…

Enfin, on notera la mutation profonde que les jeunes salariés, et notamment ceux que l’étude appelle « les super mobiles », vont faire vivre à la manière de travailler et donc de concevoir les bureaux de demain. Ils « conçoivent leurs bureaux comme une plateforme – un lieu central essentiel pour se poser et travailler en équipe -, mais un lieu qui permet un « atterrissage » et un « décollage » facile, en fonction des besoins professionnels ou personnels, situé dans un quartier de travail favorisant la mobilité de proximité et les échanges ». Une typologie immobilière est donc en train de naître : pour les foncières, tous les propriétaires et au-delà toute la chaîne immobilière, un vrai défi…

Pascal Bonnefille

Directeur de la publication

Édito
par Pascal Bonnefille

le 27/07/2018

Vacances : j’oublie tout (ou presque)…

Avant la rupture du mois d’août, grande tradition hexagonale qu’Immoweek respecte en interrompant ce « 13 heures » jusqu’au 20 août, il n’est pas inutile de dresser un bilan, rapide, de la situation des marchés et des professionnels qui les font vivre. On a déjà eu l’occasion de le constater : le secteur immobilier vit actuellement une forme de schizophrénie ou, si l’on préfère, joue en même temps à Jean qui rit et Jean qui pleure. Côté larmes, on sent pointer l’inquiétude de la FFB avec tous les acteurs concernés, promoteurs au premier rang, analysant la baisse des mises en chantier, dans le secteur social comme dans celui des maisons individuelles. Le monde HLM, majoritairement, soumis à une réforme qui va tailler dans les structures, changer les mécanismes, est aussi inquiet. Côté joies, on comptera bien sûr le monde de l’immobilier d’entreprise, qui dans la promotion comme dans l’investissement, dans la location (avec le meilleur 1er semestre depuis 10 ans !) comme dans la gestion voit la vie en rose.

Mais cette situation, différenciée, n’est pas si facile à présenter- on allait dire à défendre !- aux pouvoirs publics, aux responsables de la Cohésion des territoires, comme à Bercy, toujours là pour serrer les cordons de la bourse. Car les résultats des promoteurs sont excellents (nous ne reprendrons pas la litanie des chiffres 2017, souvent records), ceux des foncières également (même si la Bourse ne leur est pas favorable en ce moment) et les innovations, les start-ups, les nouvelles générations sont de plus en plus présentes, parfois au premier plan. Bref, le secteur ne dort pas et n’a pas dormi. On peut être certain qu’après ces quelques jours, nous retrouverons un secteur en pleine rénovation – le mot est choisi. Comme toujours, les mutations seront parfois difficiles, et même douloureuses : espérons en commun que les nuages iront en s’éclaircissant, même dans le secteur HLM. Et que nous pourrons collectivement tout oublier (ou presque) pendant ces vacances que nous vous souhaitons belles, reposantes ou au contraire dynamisantes, en tout cas heureuses.

Portrait

Chargement