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Règlementation incendie : Jacques Mézard veut renforcer la réglementation

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le 17 Juil 2017

Le ministre de la Cohésion des Territoires Jacques Mézard veut voir la réglementation incendie renforcée en France et souhaite que soient identifiés les bâtiments dont l’isolation thermique est similaire à celle de la tour Grenfell de Londres.

Un rapport avait été commandé par le ministère au Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) après l’incendie de la tour qui a fait au moins 80 victimes mi-juin, dans le quartier de North Kensington à Londres. Remis récemment à Jacques Mézard, ce rapport préliminaire « souligne un besoin de renforcer les exigences de résultats de la réglementation incendie des bâtiments, en particulier ceux faisant l’objet de travaux de rénovation », indique le ministère.

Le ministre souhaite que « les évolutions réglementaires soient conduites sans attendre, avec les professionnels concernés, dans une perspective d’efficacité et de simplifications », précise le texte. Il a, par ailleurs, demandé un rapport complémentaire visant à identifier les bâtiments « susceptibles de présenter des similitudes avec l’immeuble Grenfell » en raison d’un « recours à un isolant thermique semblable ». Cette expertise complémentaire comprendra des propositions opérationnelles, précise le ministère. Composés de plaques de composite d’aluminium et polyéthylène, les panneaux de façade sont soupçonnés d’avoir favorisé la virulence de l’incendie qui a ravagé l’immeuble Grenfell dans la nuit du 13 au 14 juin. Le bilan officiel d’au moins 80 morts pourrait encore s’alourdir, les opérations de récupération des corps se poursuivant jusqu’à la fin de l’année. (AFP)

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Jean-Baptiste Favier

le 26/04/2018

Des déchets qui valent de l’or

Le titre est facile, mais exact. Aller fouiller dans les bennes des chantiers de déconstruction pour voir ce qu’on peut récupérer, avilissant ? Pas tant que ça. Les matériaux récupérables permettent non seulement d’économiser en dépenses de matières premières, mais cela évite surtout de produire de nouveaux matériaux et permet, ainsi, de limiter l’impact carbone du chantier. Pourquoi promoteurs, maîtres d’ouvrages, urbanistes, architectes, ne se sont-ils pas lancés dans cette filière de réemploi plus tôt ?

Car le sujet date d’hier : le Grenelle de l’Environnement, époque Jean-Louis Borloo, évoquait l’idée dans ses objectifs de réduction de l’empreinte carbone. Le Pavillon de l’Arsenal y avait même consacré une exposition… il y a trois ans ! Gageons que la directive européenne sur les déchets – qui date tout de même de décembre 2010… -, qui définit l’objectif de recyclage de 70 % des déchets de construction et de déconstruction à horizon 2020, a fait avancer les choses. L’échéance est proche et se fait de plus en plus urgente, alors que les professionnels du secteur estiment que ce taux s’établit aujourd’hui entre 40 et 50 %.

Mais oui, les choses avancent. Tout d’abord, les projets de cet ordre se multiplient. En fidèle habitant du 12ème arrondissement, l’exemple qui m’est le plus « proche » est celui de la Caserne de Reuilly : Paris Habitat redéveloppe cette ancienne caserne militaire en un ensemble de plusieurs bâtiments de logements. Mais n’oublions pas que la destination originale de ce lieu – très secret des habitants puisque jusqu’alors gardé par de hauts murs – était… de loger les militaires ! De nombreux éléments meublants intérieurs – lavabos, miroirs, paterres, mais aussi matériaux bruts de construction – ont été conservés, et – pardonnez le barbarisme – « home-stagés ».

Phénomène plus profond de ce véritable changement idéologique de construction, l’organisation de la filière, par le biais de partenariats. Et ils sont nombreux. Citons par exemple la création de Cycle Up en fin d’année dernière par deux filiales de la Caisse des Dépôts, et pas des moindres : Egis et Icade.  Et cette filiale s’est tout récemment associée à Hesus Store, spécialiste de la gestion des déblais et des apports sur les chantiers, afin de « proposer une offre claire, structurée et pérenne à tous les acteurs du marché́ en unissant leurs compétences respectives ». Objectif on ne peut plus explicite ! Et dans le BTP, c’est Legendre qui, en Bretagne, s’associe à Envie et Veolia pour recycler et valoriser les déchets de chantier et créent « Tri-VEL » : Trois acteurs associés pour le Recyclage des déchets du BTP et l’Insertion de personnes en difficulté – Veolia Envie et Legendre. Il s’agit ni plus ni moins que d’une usine de recyclage qui pourra traiter, dès septembre prochain, près de 24 000 tonnes de déchets par an et plus de 75 % d’entre eux pourront ainsi être valorisés dans des filières spécifiques. Hâte de voir d’autres initiatives de ce type…

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