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Règlementation incendie : Jacques Mézard veut renforcer la réglementation

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le 17 Juil 2017

Le ministre de la Cohésion des Territoires Jacques Mézard veut voir la réglementation incendie renforcée en France et souhaite que soient identifiés les bâtiments dont l’isolation thermique est similaire à celle de la tour Grenfell de Londres.

Un rapport avait été commandé par le ministère au Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) après l’incendie de la tour qui a fait au moins 80 victimes mi-juin, dans le quartier de North Kensington à Londres. Remis récemment à Jacques Mézard, ce rapport préliminaire « souligne un besoin de renforcer les exigences de résultats de la réglementation incendie des bâtiments, en particulier ceux faisant l’objet de travaux de rénovation », indique le ministère.

Le ministre souhaite que « les évolutions réglementaires soient conduites sans attendre, avec les professionnels concernés, dans une perspective d’efficacité et de simplifications », précise le texte. Il a, par ailleurs, demandé un rapport complémentaire visant à identifier les bâtiments « susceptibles de présenter des similitudes avec l’immeuble Grenfell » en raison d’un « recours à un isolant thermique semblable ». Cette expertise complémentaire comprendra des propositions opérationnelles, précise le ministère. Composés de plaques de composite d’aluminium et polyéthylène, les panneaux de façade sont soupçonnés d’avoir favorisé la virulence de l’incendie qui a ravagé l’immeuble Grenfell dans la nuit du 13 au 14 juin. Le bilan officiel d’au moins 80 morts pourrait encore s’alourdir, les opérations de récupération des corps se poursuivant jusqu’à la fin de l’année. (AFP)

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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