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Le résultat net récurrent de Gecina croît de 2,9 % en un an

ActualitésBureaux

le 20 Oct 2016

Publiant ses chiffres du troisième trimestre 2016, Gecina peut afficher un résultat net récurrent en hausse de 2,9 % sur un an (8 % hors l’effet de la cession du portefeuille santé).

Gecina a sécurisé, depuis le début de l’année, plus de 314 millions d’euros d’investissements nouveaux au travers d’immeubles à restructurer ou à développer, qui contribueront aux revenus locatifs du groupe d’ici 2018-2019 ; les loyers bruts du groupe décroissent de 1,3 % sur un an et de 0,7 % à périmètre constant. Outre la cession de son portefeuille de santé finalisée le 1er juillet 2016, Gecina a réalisé 507 millions d’euros de cessions d’actifs tertiaires et résidentiels non stratégiques avec 15 % de prime sur les expertises.

Le pipeline de Gecina est porté à 3,7 milliards d’euros, dont 1,2 milliard sur des projets déjà engagés, qui devraient générer près de 80 millions d’euros de loyers annualisés avec des livraisons attendues principalement en 2018.

Les tendances actuelles (23 % de baisse de l’offre immédiate de bureaux à Paris, taux de vacance de 3,5 % dans Paris intra-muros, hausse de la demande placée à Paris de 11 %) renforcent la confiance de Gecina dans la croissance des résultats, le résultat net récurrent (part du groupe) devrait connaître une croissance proche de 7 % sans l’effet de la cession du portefeuille santé et stable en intégrant cet effet.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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